Sila 2026 : 60 mille livres vendus, un chiffre d’affaires de 200 millions de Fcfa

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Le rideau a été tiré sur la 16ème edition du Salon international du livre d’Abidjan (Sila 2026), le 2 mai, au Parc des expositions d’Abidjan, après un bouillonnant « marathon livresque » du 5 jours couronné par un bilan record.
Une édition historique ! C’est ainsi qu’a été unanimement qualifiée la 16e édition du Salon international du livre d’Abidjan (Sila) pendant la cérémonie de clôture, le 2 mai, en fin de journée, au Parc des expositions d’Abidjan, où étaient dressés, cinq jours durant, plus d’une centaine de stands. Les derniers visiteurs effectuaient encore leurs ultimes achats lorsque les discours ont commencé à être prononcés.

C’est Dr Paul-Hervé Agoubli, président du comité scientifique, qui a donné le ton au nom du commissariat général présidé par l’honorable Anges Félix N’Dakpri.

À côté d’un bilan qualitatif qui a dénoté le caractère « exceptionnel » de cette édition, le bilan chiffré, lui, est encore plus éloquent : 200 000 visiteurs venus de 22 pays à travers le monde, 125 exposants, 60 000 livres vendus pour un chiffre d’affaires de 200 millions de FCfa. Toutes ces statistiques sont des records, a souligné sous des ovations, Paul-Hervé Agoubli.

Le record des visiteurs était jusque-là détenu par l’édition de 2024 avec ses 125 000 visiteurs. L’an dernier, le salon avait enregistré 117 000 participants, 2 646 livres vendus et un chiffre d’affaires de 100 millions de FCfa.

Congratulant toutes les parties prenantes pour le succès de la présente édition, Paul-Hervé Agoubli a insisté toutefois sur la nécessité de la transparence dans la fourniture des données.

« La direction scientifique et le commissariat général se félicitent des progrès réalisés et appellent à l’attention des partenaires du salon sur la nécessité de collaboration et de transparence au bénéfice de données utiles à la construction d’une industrie de l’édition plus conquérante », a-t-il déclaré.

Le Sila, cette année, est resté fidèle à sa tradition : une égide institutionnelle (ministre de la Culture et de la Francophonie), un auteur à l’honneur (l’ambassadeur Maurice Bandaman), une ville hôte (Bouaké), un pays invité d’honneur (le Liban), un parrain (le Grand chancelier Ally Coulibaly), un thème général (Lire pour bâtir), l’attribution de prix littéraires et l’organisation de panels et soirées littéraires (les Afterworks toast & littérature), de la dictée du Rotary et des Sila Legends.

Fait notable de cette édition, la double présence très remarquée du couple présidentiel, le 29 avril, pour le Président Ouattara et le 30 avril, pour la Première dame, Dominique Ouattara.

L’innovation majeure fut l’exportation du Sila dans la ville hôte avec le concept « Bouaké fait son Sila », organisé avec l’appui du député-maire de Bouaké, le ministre Amadou Koné, sous la forme d’un « Before Sila », le 22 avril, soit une semaine avant l’ouverture officielle du Sila.

Toute une semaine durant, la Côte d’Ivoire a été l’épicentre mondial du livre. Pour le directeur de cabinet du ministère de la Culture et de la Francophonie, Prof. Hien Sié, représentant la ministre Françoise Remarck, « c’est un signal fort, un message clair appuyé par la présence du couple présidentiel » et l’expression d’un engagement commun à faire du livre un outil de transformation sociale et de dynamisation de l’économie culturelle.

Le livre est donc sorti de son entre-soi pour s’installer dans le débat public ivoirien. Il faudra à présent travailler à le rendre accessible à tous comme a plaidé Maurice Bandaman, mais surtout faire en sorte qu’il reste « allumé » dans tous les foyers de Côte d’Ivoire, comme l’a chanté le jeune écrivain, Boris Anselme Takoué, à la fin de la cérémonie

 

 

SOURCE : Fratmat

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