Transition du secteur du vivrier vers l’économie formelle : La Direction générale de l’Emploi renforce la sensibilisation en région
La Côte d’Ivoire poursuit sa stratégie de formalisation des acteurs du vivrier marchand. L’informalité en Côte d’Ivoire est passée de 91,9 % en 2018 à 82,3 % en 2025, selon les chiffres de l’Agence nationale de la statistique (Ansat). L’information a été donnée par Franck Dogoh, directeur général de l’Emploi, le mercredi 20 mai 2026, au siège social de la Conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’Ouest (Cerao), aux Deux-Plateaux.
Cette déclaration a été faite lors de l’atelier d’appropriation de l’approche méthodologique liée à la formalisation, suivi de l’installation de points focaux régionaux chargés de relayer la sensibilisation auprès des acteurs de la plateforme du vivrier marchand dans les différentes régions.
Cet atelier a été organisé par le ministère de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, à travers la Direction générale de l’emploi (Dge), dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale intégrée de transition vers l’économie formelle (Snitef).
Selon Franck Dogoh, le recul de l’informalité, loin d’être considéré comme un satisfecit, constitue un appel à redoubler d’efforts dans les différentes localités. Car, pour lui, « la formalisation est un processus long et complexe, mais qui constitue une opportunité pour renforcer la productivité et la compétitivité en vue de lutter durablement contre la pauvreté, dans l’optique de faire de la justice sociale un véritable levier de développement économique », a-t-il déclaré.
Le directeur général de l’Emploi a fait savoir que cette activité s’inscrit dans une dynamique de territorialisation de la réforme, à travers la mise en place de points focaux régionaux chargés de relayer la sensibilisation auprès des acteurs du vivrier dans les différentes localités. Cela se fera à travers une feuille de route fixant les objectifs, les missions et les principales activités attendues d’eux.
Il les a donc rassurés quant à l’engagement de sa direction à leur apporter « l’appui nécessaire » pour faciliter leur mission, grâce à un accompagnement et à un encadrement assurés par ses services compétents, « dans la mesure de nos possibilités », a-t-il précisé.
Pour sa part, Adélaïde Méguhé a remercié la Dge pour ce projet. « Depuis que nous avons commencé cette aventure en 2022, nous sommes à notre place. Nous ne sommes pas rejetés. Certes, nous ne sommes pas allés à l’école, mais notre don, c’est de nourrir la population », a-t-elle déclaré.
Quant à Joël Azam Kouakou, directeur des stratégies et programmes de l’emploi, il a indiqué qu’à travers cette activité, la Dge entend réaffirmer l’engagement du gouvernement à inscrire durablement au cœur de ses priorités la problématique essentielle de l’emploi décent.
( FRATMAT)