Entre l’unique champion olympique ivoirien, Cheick Cissé Sallah et la Fédération ivoirienne de taekwondo (Fitk), ce n’est plus le parfait amour. Hier, la faîtière s’est désolidarisée du Training Camp que l’athlète compte organiser le 9 mai, à l’Institut national polytechnique Houphouët-Boigny (Inp-HB) de Yamoussoukro.
La fédération est allée plus loin en appelant tous les clubs à boycotter ce camp d’entraînement. « Nous avons eu un échange téléphonique avec le secrétaire général de la Fédération ivoirienne de taekwondo (Fitkd). Il ressort de ses propos que l’Union africaine de taekwondo (Aftu) a saisi la fédération internationale au sujet d’un courrier de Cheick Cissé. Dans ce contexte, jusqu’à nouvel ordre, la fédération ne peut pas associer son image au camp d’entraînement organisé par l’athlète », peut-on lire dans le communiqué publié le 4 mai 2026, par l’organisation du Training Camp 2026 de Yamoussoukro qui maintient son activité malgré tout.
Pour comprendre cette crise naissante, il faut remonter à février 2026, lorsque le champion du monde a été présenté comme une alternative crédible pour donner un nouveau souffle à la discipline, dans un contexte de crise de gouvernance.
Depuis le départ du président Bamba Cheick Daniel (ceinture noire 7e dan), le taekwondo ivoirien, autrefois cité comme un modèle d’organisation et de gestion, a basculé dans le gouffre, embourbé dans une crise sans fin.
La preuve, les commissaires aux comptes et les membres du comité directeur de la Fitkd sont à couteaux tirés. Le commissariat aux comptes reproche à la direction de la fédération une mauvaise gestion des fonds reçus. On parle d’un cumul de 242 millions de Fcfa non justifiés.
Récemment, 173 membres ont fait une sortie pour demander aux autorités compétentes de mettre la Fitkd sous tutelle, en installant un comité de gestion provisoire. C’est dans cet imbroglio, Cheick Cissé Sallah se présente comme le sauveur du navire « Taekwondo Ivoire ».
SOURCE : Fratmat