« Gendarmerie nationale à l’horizon 2030 : relever les défis de l’efficacité opérationnelle face aux nouvelles menaces dans un contexte sous-régional ». C’est le thème qui a meublé le séminaire organisé par le Commandement supérieur de la gendarmerie nationale du 24 au 27 mars 2026, à San Pedro. Cela, en vue d’établir le bilan des cinq dernières années et définir les perspectives de l’institution à l’horizon 2030.
Ce séminaire s’inscrit dans une démarche d’évaluation des actions menées entre 2020 et 2025, avec en ligne de mire la définition de nouvelles orientations stratégiques. Les travaux ont rassemblé experts civils et militaires autour d’un enjeu central : adapter l’institution à un environnement sécuritaire en constante évolution. Au terme des travaux, plusieurs recommandations ont été formulées pour orienter les futures actions stratégiques de l’institution.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Jean-Paul Malan, directeur de Cabinet du ministère de la Défense, représentant Téné Birahima Ouattara, vice-Premier ministre, ministre de la Défense. Jean-Paul Malan a salué les efforts effectués ces dernières années par la gendarmerie nationale, face aux menaces sécuritaires. Appelant ainsi à maintenir un niveau de vigilance optimal.
À l’occasion, le commandant supérieur de la gendarmerie, le Général Alexandre Apalo Touré, a exhorté les forces à faire preuve de rigueur, d’engagement et d’éthique dans l’exercice de leurs missions, afin d’assurer efficacement la sécurité des citoyens.
Selon le président du comité scientifique, le Général de Brigade, Camara Kinanya Alin, ce séminaire marque une étape déterminante pour faire le point sur les acquis, identifier les insuffisances et dégager des perspectives concrètes. Il a souligné l’importance d’une réflexion approfondie afin d’ajuster les stratégies aux réalités actuelles.
Les échanges, organisés sous forme de panels, conférences et communications, ont mobilisé des personnes ressource issues de divers horizons. Au cœur des discussions : des enjeux majeurs tels que le terrorisme, la criminalité organisée, la cybercriminalité, les trafics illicites, l’insécurité maritime et les manipulations de l’information. Des défis qui, dans le contexte ouest-africain, appellent à une coopération renforcée et à une meilleure capacité d’anticipation.

Les participants ont ainsi plaidé pour une transformation en profondeur de la gendarmerie nationale, reposant sur la modernisation des méthodes d’intervention, le renforcement des capacités opérationnelles, une meilleure coordination entre services, le développement de partenariats sous-régionaux, ainsi que le renforcement de la confiance avec les populations.
SOURCE : Fratmat