Port sec de Ferké: Les travaux affichent un taux d’exécution supérieur à 30 %

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Les travaux de construction du Port sec de Ferkessédougou avancent bien. Les travaux affichent, à ce jour, un taux d’exécution supérieur à 30 %. L’information a été livrée hier, vendredi 28 août, au cours d’une visite de chantier effectuée sur le site, par le ministre des Infrastructures et de l’Entretien routier, Hien Sié. Selon Abdoulaye Alliagui, coordonnateur de l’Unité de gestion du projet Port sec de Ferké, les terrassements sont avancés, les bâtiments se poursuivent et les entrepôts sont en phase de finalisation. Les fondations des dépôts d’hydrocarbures ont également démarré. « Une accélération du chantier est attendue avec le premier paiement du prêteur à l’entreprise. La livraison est prévue pour fin 2028 », a-t-il annoncé.

Le ministre s’est félicité des avancées enregistrées dans le cadre de la réalisation de cette infrastructure prévue pour devenir un maillon essentiel du schéma logistique national. « Le Port Sec de Ferké permettra de rapprocher certaines activités du Nord et de l’hinterland, notamment du Burkina Faso et du Mali, en s’appuyant sur le transport ferroviaire depuis le Port autonome d’Abidjan », a-t-il souligné. Il a ajouté que le transfert d’une partie des opérations, actuellement concentrées à Abidjan, devrait contribuer à réduire la congestion du port, des routes et de la circulation dans la capitale économique. Selon lui, le rail également jouera un rôle central dans l’acheminement des marchandises, tandis que le transport des hydrocarbures reposera, à terme, sur le rail et un pipeline. « Décongestionner la ville d’Abidjan aujourd’hui par une zone logistique aussi importante que le Port sec de Ferké, c’est un atout majeur pour l’économie ivoirienne », a-t-il déclaré.

Hien Sié a aussi appelé au respect des délais et à une bonne coordination entre les différents acteurs. Il a également insisté sur la nécessité de préserver suffisamment d’espace autour du site pour permettre son extension future et éviter que l’urbanisation ne limite son développement. D’une superficie de 732 ha, le projet doit notamment accueillir une plateforme multimodale, des terminaux spécialisés, un dépôt d’hydrocarbures de 61 000 m³, ainsi qu’un marché à bétail et un abattoir régional.

Au-delà de sa fonction logistique, le site doit favoriser l’implantation d’unités industrielles, notamment dans l’agroalimentaire, le textile et les matériaux de construction, et contribuer à la création d’emplois dans le Nord. L’État a déjà consacré plus de 14 milliards de FCfa aux opérations liées aux droits coutumiers et à la réinstallation des populations affectées.

À terme, le Port sec de Ferkessédougou ambitionne ainsi de devenir un carrefour entre le Sud et le Nord de la Côte d’Ivoire, le Port d’Abidjan et les pays de l’hinterland. Le projet doit contribuer à fluidifier les échanges, rapprocher les services logistiques des zones de production et de consommation et soutenir le développement économique du Nord.

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