Musique : Konyh, une voix qui porte

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Avant les grandes scènes, c’est dans les locaux du quotidien Fraternité Matin, à Adjamé, que la primo-artiste chanteuse Konyh a choisi de faire entendre sa voix, ce 17 avril.

À quelques jours de la sortie officielle de son single intitulé “Merci de me marier”, la jeune artiste est venue partager son univers, ses ambitions et un parcours construit patiemment entre passion, foi et vie professionnelle.

Derrière le nom de scène « Konyh », celle qui, à l’état civil s’appelle Kouadio Affouè Aimée-Nicole, se cache une identité assumée, façonnée à partir de fragments personnels et d’inspirations familiales.

L’artiste, native de Dimbokro, qui évolue encore sans albums, prépare une série de titres déjà enregistrés et en cours de finalisation.

Son projet musical s’inscrit dans une démarche progressive, nourrie par les retours du public, notamment via les réseaux sociaux où un extrait de son single circule déjà.

Avec “Merci de me marier”, Konyh aborde un thème sensible et universel, celui des attentes des femmes dans les relations amoureuses et la pression sociale autour du mariage. Elle y décrit des femmes investies dans leurs relations, parfois confrontées à des promesses qui tardent à se concrétiser. Un sujet que l’artiste dit observer autour d’elle, sans pour autant le revendiquer comme une expérience personnelle.

« Ce sont des faits de société », insiste-t-elle, consciente des interprétations possibles. Loin de vouloir accuser, elle revendique une posture d’observatrice qui transforme les réalités sociales en matière artistique.

 

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Son parcours musical remonte à l’enfance, entre chorales catholiques et groupes d’interprétation. Cette base spirituelle et collective a forgé sa voix, son oreille et sa sensibilité artistique. Aujourd’hui encore, elle affûte son art au sein de la chorale  »Nativity Choir ».

Elle a ensuite évolué au sein d’un groupe d’interprètes, “Glory Band”, avec lequel elle s’est produite lors de mariages, dîners et événements culturels, développant ainsi une première expérience de scène.

Aujourd’hui, Konyh se situe à la croisée des genres. Elle refuse de s’enfermer dans un style unique, revendiquant une musique hybride, mêlant chants chrétiens, morceaux engagés et thèmes sociaux.

Une diversité assumée, portée par des influences multiples allant des figures féminines de la musique ivoirienne aux sonorités reggae et africaines contemporaines.

Employée dans une mairie et de formation comptable, elle concilie vie professionnelle et passion musicale, organisant ses enregistrements en soirée et les week-ends. Une discipline qui traduit sa volonté de bâtir une carrière solide sans renoncer à ses responsabilités.

Soutenue par sa famille et ses amis, Konyh avance avec prudence et détermination. Elle ne parle pas de concurrence, mais de place à trouver dans un paysage musical ivoirien déjà riche. « Je viens avec mon message et ma voix », résume-t-elle.

À terme, elle se projette comme une artiste reconnue de la scène féminine ivoirienne, fidèle à ses valeurs et à son identité. En attendant, “Merci de me marier” marque une première étape décisive dans une aventure artistique qui ne fait que commencer.

 

SOURCE : Fratmat

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