Le Palais de la Culture Bernard Binlin-Dadié a apporté, lundi 24 août 2026, un démenti formel concernant l’organisation annoncée d’un concert de l’artiste Lamoulas, prévu le vendredi 28 août à la salle Lougah François & Ernesto Djédjé. La direction de l’institution affirme n’avoir enregistré aucune réservation officielle pour cet événement. Aucune réservation officielle enregistrée Le concert de l’artiste Lamoulas, annoncé pour le vendredi 28 août 2026 au Palais de la Culture Bernard Binlin-Dadié, n’aura pas lieu dans les locaux de cette institution à la date indiquée, du moins dans le cadre d’une programmation officielle. Dans un communiqué rendu public le 24 août, la Direction générale du Palais de la Culture a tenu à apporter des précisions, face aux informations faisant état de la tenue prochaine de ce spectacle à la salle Lougah François & Ernesto Djédjé. Selon la direction, « un concert de l’artiste Lamoulas, annoncé pour le vendredi 28 août 2026 », n’a fait l’objet d’aucune réservation officielle auprès des services compétents du Palais de la Culture. À ce jour, aucune réservation de la salle n’aurait donc été enregistrée. La direction précise également qu’aucun versement d’avance n’a été effectué par le promoteur, conformément aux dispositions prévues dans le contrat d’adhésion du Palais de la Culture Bernard Binlin-Dadié. Le 28 août déjà réservé pour une autre activité À cette absence de réservation s’ajoute un autre élément. La date du 28 août 2026 est, selon le communiqué, déjà retenue pour une autre activité au sein de l’institution culturelle. Dans ces conditions, le Palais de la Culture Bernard Binlin-Dadié dément formellement toute organisation ou programmation officielle du concert de Lamoulas dans ses locaux à cette date. Cette mise au point vise notamment à éviter toute confusion auprès du public, des artistes, des promoteurs de spectacles, des partenaires et des usagers de l’institution. Le promoteur invité à se rapprocher du Palais Face à cette situation, la Direction générale invite le promoteur concerné à prendre attache, dans les meilleurs délais, avec le Service de la Programmation du Palais de la Culture Bernard Binlin-Dadié. Cette démarche doit permettre au promoteur de s’informer sur les disponibilités des salles et, le cas échéant, d’engager une procédure régulière de réservation, conformément aux dispositions contractuelles en vigueur. Le Palais de la Culture rappelle, à cet effet, que toute activité organisée dans ses espaces doit impérativement faire l’objet d’une réservation officielle et d’une validation préalable de ses services compétents. Une mise en garde à l’endroit du public À travers ce communiqué, la Direction générale entend ainsi clarifier sa position sur le spectacle annoncé et rappeler les règles applicables à l’utilisation de ses espaces. Le public est donc appelé à tenir compte de cette mise au point officielle concernant le concert annoncé de Lamoulas pour le 28 août. Pour l’heure, le Palais de la Culture Bernard Binlin-Dadié affirme qu’aucune programmation officielle de ce spectacle n’est enregistrée dans ses locaux à cette date. La Direction générale a, par ailleurs, remercié le public et ses partenaires pour leur compréhension et leur confiance.
Après s’être fait remarquer comme actrice, costumière et entrepreneure, Evodie Yedidia Adadoh franchit une nouvelle étape dans son parcours artistique. À 27 ans, elle signe son premier long-métrage, « Le film: Pile ou Face », dont l’avant-première est annoncée le 24 septembre dans les salles du réseau Pathé à Abidjan, rapporte Rémi coulibaly, journaliste-critique d’art, Chef de Service Médias au Ministère du Tourisme et des Loisirs
Une actrice derrière la caméra
Le cinéma ivoirien voit émerger une nouvelle génération de talents qui ne se limitent plus à un seul métier. Evodie Yedidia Adadoh en est une illustration. Originaire de la Marahoué, dans le Centre-Ouest de la Côte d’Ivoire, la jeune artiste s’est d’abord distinguée comme actrice dans plusieurs productions audiovisuelles, notamment « Charles Ornel » sur A+ Ivoire et « Castes » sur NCI.
Son talent d’interprétation lui a valu le Prix de la Meilleure Actrice du 7e Art aux Ivoire Talent d’Or 2025. Mais son parcours ne s’arrête pas devant la caméra. Après cinq années comme costumière et une expérience entrepreneuriale avec sa marque Yedy Collection, elle investit désormais la réalisation et la production.
Avec « Pile ou Face », elle endosse ainsi plusieurs responsabilités : scénariste, co-réalisatrice et productrice exécutive à travers Eya Studio. Boris Gobou assure la co-réalisation.
Un thriller entre secrets et rivalités
Le premier long-métrage de Yedidia Adadoh s’inscrit dans le registre du thriller psychologique, sur fond d’enquête policière. L’histoire se déroule lors de la dernière journée de tournage d’un film. Une actrice emblématique s’effondre après avoir été empoisonnée.
Chargées de faire la lumière sur cette affaire, l’inspectrice Kassandra et son coéquipier Marc Assane plongent dans un univers où les apparences sont trompeuses. Au fil de leurs investigations, blessures anciennes, secrets et rivalités viennent compliquer la recherche de la vérité.
À travers cette intrigue, le film explore également les zones d’ombre du monde du spectacle, entre quête de reconnaissance, jalousies et compétition.
Une distribution entre jeunes et confirmés
Pour porter cette histoire à l’écran, la réalisatrice s’est entourée d’un casting mêlant jeunes talents et comédiens expérimentés. Elle interprète elle-même l’inspectrice Kassandra, tandis que Stéphane Sebime incarne Marc Assane, son partenaire dans l’enquête.
Jeannyce Biyoghe, Wayidi Adéléké, Damien Anoma, Shayannah Acquah, Aiesha Goo, Nathan Oladapo, Ced Mbella, Riphât Freeman et Ishola Jocelyne figurent également au générique.
Cette distribution entend donner corps aux différents personnages d’une intrigue où chacun semble détenir une partie de la vérité.
Le cinéma comme vitrine de la Côte d’Ivoire
Au-delà de son intrigue policière, « Pile ou Face » participe à la dynamique de développement du cinéma ivoirien. Le film met en avant des talents locaux et contribue à faire découvrir, à travers une production nationale, l’écosystème artistique ivoirien.
Avec ses paysages, son patrimoine et son dynamisme culturel, la Côte d’Ivoire dispose de plusieurs atouts pour renforcer son attractivité dans le domaine du cinéma et de l’audiovisuel. Les productions locales peuvent ainsi contribuer à son rayonnement culturel et à son attractivité auprès des publics et des professionnels.
Soutenu notamment par TECNO et African West Coast, le film bénéficie d’une distribution assurée par Pathé. L’avant-première prévue le 24 septembre à Abidjan constituera donc une nouvelle étape pour Yedidia Adadoh, qui passe de l’autre côté de la caméra avec l’ambition de confirmer sa place dans la nouvelle génération du cinéma ivoirien.
