Mali: Accrochages entre forces gouvernementales et rebelles encore disséminés sur le territoire

Au moins 12 militaires des Forces armées maliennes (Fama) ont été tués ce samedi 9 août 2026 lors d’une attaque du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) contre leur base de San, dans le centre du pays, selon Rfi. Selon des témoignages recueillis sur place par le média français, les assaillants ont pris d’assaut le camp militaire en début de journée.

« Ils sont rentrés dans le camp militaire, ont pris possession des lieux un bon moment avant de repartir », rapporte un témoin cité par Rfi. La réaction des autorités maliennes se fait attendre. D’aucuns pensent qu’elles attendent de disposer des résultats des enquêtes préliminaires relatives à l’attaque.

Cette attaque intervient alors même que la junte malienne a récemment communiqué sur des « avancées significatives » dans la reconquête de zones tombées aux mains des groupes rebelles et terroristes. Mais ce nouvel épisode à San, localité stratégique du centre, montre que la situation sécuritaire est loin d’être sous contrôle. Le centre du Mali reste l’un des épicentres de la violence, entre groupes djihadistes et conflits intercommunautaires.

« Pourquoi nous n’avons pas les troupes et le matériel nécessaires pour chasser ces terroristes ? », s’interroge, furieux, un ressortissant de San.

Depuis 2012, le Mali fait face à une crise sécuritaire profonde. Malgré le départ de la Minusma et le rapprochement avec de nouveaux partenaires militaires, les attaques contre les positions des Fama se multiplient. Si aucun chiffre officiel n’a encore été publié, des sources sécuritaires et des médias locaux font état de 80 à 120 militaires tués et certainement davantage de rebelles.

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