San Pedro, 12 juin 2026 (AIP) – Les parties prenantes ont pris part, jeudi 11 juin 2026 à San Pedro, à un atelier de formation organisé dans le cadre de la mise en œuvre de l’exercice pratique de la 12e édition du Plan POLLUMAR, visant à renforcer les capacités opérationnelles des acteurs nationaux et sous-régionaux et à tester l’efficacité des mécanismes d’indemnisation en cas de pollution marine transfrontalière par les hydrocarbures.
Inscrit dans la deuxième phase de la 12e édition du Plan POLLUMAR, cet atelier a été ouvert par le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba.
Il a porté sur plusieurs modules, notamment l’introduction aux interventions d’urgence en cas de pollution marine accidentelle, la santé et la sécurité des intervenants lors des déversements de polluants, la communication opérationnelle de crise, le rôle des parties prenantes du Plan POLLUMAR dans la gestion des crises de pollution maritime, ainsi que le cadre juridique et les mécanismes de coopération sous-régionale et internationale en matière de lutte contre les pollutions par les hydrocarbures.
Abou Bamba a souligné que l’édition 2026 revêt une importance particulière en raison de son thème : « Responsabilité civile et indemnisation des dommages dus à une pollution marine transfrontalière de niveau 3 par les hydrocarbures dans la zone maritime Ouest de la Côte d’Ivoire ».
Selon le ministre, ce thème s’inscrit parfaitement dans la dynamique de la 28ᵉ édition de la Quinzaine nationale de l’environnement et du climat (QNEC), placée sous le thème de l’éco-responsabilité et de la transition écologique. Il met en lumière les nouveaux défis liés à la gestion des pollutions marines transfrontalières ainsi qu’aux mécanismes d’indemnisation des dommages environnementaux.
M. Bamba a rappelé la responsabilité collective des États et des acteurs concernés dans la préservation des écosystèmes marins et côtiers, dont dépend une part importante du développement économique et social de la Côte d’Ivoire.
Il a émis le vœu que les conclusions et recommandations issues de cet exercice contribuent significativement à la protection durable des écosystèmes marins et côtiers ainsi qu’au renforcement de la coopération environnementale dans le Golfe de Guinée.
Pour la première fois, l’exercice annuel du Plan POLLUMAR enregistre la participation effective de plusieurs pays du Golfe de Guinée, aux côtés d’observateurs internationaux et d’experts du projet GI WACAF.
Le directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), Pr Bernard Ossey Yapo, a justifié le choix de la région de San Pedro pour accueillir cet exercice par son statut de pôle économique stratégique pour la Côte d’Ivoire ainsi que par la richesse exceptionnelle de ses écosystèmes. La région abrite notamment des mangroves, des zones humides, une aire marine protégée et de nombreuses espèces végétales et animales figurant sur la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
Il a également insisté sur la nécessité de renforcer la solidarité et la coordination entre les États de la sous-région dans la gestion des risques environnementaux, soulignant que les pollutions marines ne connaissent pas de frontières.
Cette édition du Plan POLLUMAR 2026 se déroule en deux phases. La première, dite préparatoire, a consisté en un atelier sous-régional organisé de lundi à mercredi à Abidjan sur le traitement et l’administration des demandes d’indemnisation liées aux dommages causés par les pollutions aux hydrocarbures. Cette activité a été conduite par le projet GI WACAF en collaboration avec le CIAPOL.
L’atelier de renforcement des capacités et l’exercice pratique de jeudi a constitué la seconde phase du programme. Pour cet exercice grandeur nature, trois postes de commandement opérationnels (PCO) ont été retenus : un PCO central à Grand-Béréby et deux PCO avancés à San Pedro et à Tabou.
L’exercice national du Plan POLLUMAR vise à tester et à renforcer l’efficacité du dispositif national de lutte contre les pollutions accidentelles en mer, dans les lagunes et dans les zones côtières.
(AIP)