Abidjan, 26 juin 2026 (AIP)-Le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, a appelé jeudi 25 juin 2026, à Abidjan, à l’espace Latrille Events, à une intelligence artificielle adaptée aux réalités africaines, à l’ouverture des Journées du droit du numérique (JDN 2026).
M. Ouattara a insisté sur l’importance de la souveraineté des données, estimant que la capacité des États à structurer, contrôler et valoriser leurs données est essentielle pour développer des systèmes d’intelligence artificielle adaptés à leurs réalités sociales et culturelles.
Dans la même dynamique, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Kalil Konaté, a souligné le rôle de l’intelligence artificielle comme levier de compétitivité économique. Tout en reconnaissant ses opportunités pour les entreprises, il a appelé à un encadrement rigoureux afin de protéger les consommateurs et de prévenir les dérives liées à son utilisation.
Un panel de haut niveau consacré aux enjeux liés à l’intelligence artificielle a réuni des membres du Gouvernement, des responsables administratifs ainsi que des experts du numérique, dans un cadre d’échanges axé sur les mutations technologiques en cours.
Dans un contexte mondial marqué par l’accélération de la transformation digitale, les intervenants ont relevé les impacts croissants de l’intelligence artificielle sur la gouvernance, l’économie et la sécurité des États. Ils ont appelé à une réflexion approfondie sur les conditions d’une meilleure appropriation de ces technologies par les pays africains.
Le secrétaire général du Gouvernement, Charlemagne Dah, a mis en avant la dimension transversale de l’intelligence artificielle. Il a plaidé pour une coordination renforcée entre les administrations afin de garantir une action publique cohérente, efficace et adaptée aux enjeux du numérique.
Au cours des discussions, les participants ont également insisté sur la nécessité pour la Côte d’Ivoire et l’Afrique de renforcer leurs capacités locales, notamment en matière d’infrastructures de données, de compétences humaines et de production de contenus numériques, afin de réduire la dépendance technologique.
Les échanges ont également porté sur les enjeux de propriété intellectuelle et de responsabilité juridique liés aux contenus générés par l’intelligence artificielle, un sujet qui continue de susciter des réflexions au niveau national et international.
Les intervenants ont appelé à concilier le développement de l’intelligence artificielle avec la souveraineté numérique et la protection des citoyens.
Les travaux des Journées du droit du numérique prennent fin vendredi 26 juin 2026.
(AIP)