Algérie: 14 partis exclus du scrutin législatif à six semaines des élections

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Abidjan, 22 avr 2026 (AIP)- À un mois et demi des élections législatives prévues le 2 juillet en Algérie, l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a annoncé l’exclusion de 14 partis politiques pour non-conformité à la législation en vigueur, rapportent des médias.

 

Cette décision a été rendue publique par le président par intérim de l’ANIE, Karim Khelfane, lors d’un forum organisé par le quotidien public El Moudjahid. Les formations concernées, dont le parti El-Islah, n’ont pas respecté les obligations légales liées notamment au renouvellement de leurs instances dirigeantes dans les délais requis, selon une liste établie par le ministère de l’Intérieur.

En conséquence, ces partis ne pourront pas présenter de listes de candidats pour le scrutin. L’ANIE justifie cette décision par le strict respect de la loi électorale. Karim Khelfane a ainsi rejeté les demandes de prolongation introduites par certaines formations, dont le Parti des travailleurs, qui invoquaient des retards administratifs, notamment dans la délivrance des formulaires de parrainage.

« Il est impossible de prolonger ces délais légaux », a-t-il insisté, rappelant qu’un délai de 45 jours avait été accordé pour la constitution des dossiers.

Plusieurs partis évoquent toutefois des difficultés pratiques, notamment en matière de légalisation des signatures ou d’organisation interne, susceptibles de limiter leur participation effective au processus électoral.

Parallèlement, les autorités mettent en avant les dispositifs de contrôle prévus pour encadrer le scrutin. Une commission de supervision du financement de la campagne sera installée dès son ouverture. Elle regroupera des magistrats issus de la Cour suprême, du Conseil d’État et de la Cour des comptes, ainsi que des représentants d’organismes de lutte contre la corruption et du ministère des Finances.

Avec un corps électoral estimé à 24,5 millions d’inscrits, dont environ 264 000 à l’étranger, ces élections interviennent dans un contexte où les autorités affirment vouloir renforcer la « moralisation de la vie publique » et lutter contre le nomadisme politique.

(AIP)

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