Agro-forêt de Bolo-Ouest : Jacques Assahoré Konan et Kamis CI-SA lancent le reboisement de 200 hectares

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Le ministère des Eaux et Forêts et Kamis CI-SA, l’entreprise ivoirienne concessionnaire de l’agro-forêt de Bolo-Ouest, ont officiellement lancé, le jeudi 27 août 2026, à Safa-Manois, village de la sous-préfecture de Dakpadou, le reboisement du bloc de 200 hectares au titre de l’année 2026.

La cérémonie s’est déroulée dans cette localité du département de Sassandra, en présence du ministre Jacques Assahoré Konan ; du député de la circonscription de Fresco, Légré Dapka Philippe, et du président du Conseil régional du Gboklê, Kébé Mahamadou. Elle constitue une étape importante dans la mise en œuvre du projet d’aménagement de ladite agro-forêt.

L’occasion pour Jacques Assahoré Konan, ministre des Eaux et Forêts, de réaffirmer la détermination de l’État à faire de la restauration du couvert forestier un axe majeur de sa politique environnementale, tout en favorisant le développement économique et social des communautés riveraines.

Il a rappelé que l’État de Côte d’Ivoire et Kamis CI-SA ont signé, en 2023, une convention de concession pour l’aménagement de cette agro-forêt. Le plan d’aménagement, validé en décembre 2024, a ensuite été approuvé par arrêté ministériel le 28 novembre 2025.Depuis le démarrage des activités, à en croire Jacques Assahoré Konan, 181 hectares de palmier à huile et 50 hectares de reboisement ont déjà été réalisés, permettant ainsi la création de 314 emplois au profit des populations riveraines.

Pour le ministre des Eaux et Forêts, Bolo-Ouest ne doit cependant pas être considéré comme un simple espace destiné à la production agricole. Le projet doit également constituer un véritable levier de développement local, capable de générer des emplois, des revenus et des investissements sociaux au bénéfice des populations de Bolo-Ouest, Safa-Manois, Dakpadou et autres localités riveraines.

Il a plaidé, dans cette perspective, pour une implication accrue des jeunes et des femmes dans les activités liées aux emplois verts, aux pépinières, à l’entretien et à la protection des plantations, ainsi qu’à la transformation des produits agricoles.

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Les activités illégales dans les forêts classées et les agro-forêts, a-t-il indiqué, feront l’objet de la réponse appropriée de l’État, dans le respect des procédures et des droits de chacunS’adressant directement au concessionnaire, Jacques Assahoré Konan a insisté sur le caractère prioritairement forestier de la concession de Bolo-Ouest. Il a ainsi rappelé que le reboisement et la restauration du couvert forestier doivent demeurer la vocation première de l’agro-forêt. L’agriculture, notamment le palmier à huile, devant jouer un rôle d’accompagnement économique.

Aussi a-t-il invité l’entreprise concessionnaire à respecter strictement les superficies et ratios de reboisement prévus dans le plan d’aménagement et à faire progresser les plantations forestières au même rythme que les activités agricoles.

Le ministre a également appelé à une vigilance accrue face à l’orpaillage clandestin, qu’il a présenté comme une menace pour les forêts, les cours d’eau et la cohésion sociale.

Un partenariat avec les communautés riveraines

À juste titre, Christophe Martin, directeur général de Kamis CI-SA, a souligné l’importance de l’agro-forêt de Bolo-Ouest dans la recherche d’un équilibre entre performance économique, préservation de l’environnement et amélioration des conditions de vie des populations.
L’entreprise, présente sur le terrain depuis janvier 2025, entend contribuer au développement économique local à travers les investissements, la création d’emplois et la restauration des ressources forestières.

Elle prévoit également plusieurs initiatives sociales en faveur des communautés, notamment la construction d’une usine de transformation de palmier à huile.

Le responsable de la structure concessionnaire a surtout insisté sur la volonté de l’entreprise de construire son projet dans un esprit de partenariat avec les populations locales, fondé sur le dialogue, la transparence et la recherche d’un bénéfice partagé. Il a appelé à un climat de paix et de coopération, condition, selon lui, du succès durable du projet.

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