Forum d’affaires UE-Régional – Corridors d’Afrique de l’Ouest : Investisseurs et institutionnels à Abidjan du 30 mars au 1er avril
Abidjan accueille du 30 mars au 1er avril 2026, le ‘’ Forum d’affaires EU-Régional – Corridors d’Afrique de l’Ouest’’ au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire. Objectif : mobiliser les investisseurs le long des corridors stratégiques de l’Afrique de l’Ouest. L’évènement a été annoncé le 24 février 2026 au siège de la délégation de l’Union européenne. C’était au cours d’une conférence de presse coanimée par le ministre des Transports et des Affaires maritimes, Amadou Koné ; l’ambassadeur de l’Union Européenne, Irchad Razaaly et la directrice générale du Centre de promotion des investissements privés en Côte d’Ivoire (Cepici), Solange Amichia.
Outre la Côte d’Ivoire, sont concernés le Ghana, le Togo, le Bénin, le Nigéria et le Burkina Faso. Ce, à travers les Corridors Abidjan – Lagos (qui traite plus de 50 millions de tonnes de fret par an entre les 5 pays dont le Nigeria et la Côte d’Ivoire) et Abidjan – Ouagadougou qui a traité en 2025 environ 4 millions de tonnes de fret transitant par le Port d’Abidjan en direction du Mali et du Burkina.
Le Forum est organisé dans le cadre de l’approche Global Gateway de l’UE, en cohérence avec les priorités des pays impliqués et le programme Calao.
Durant trois jours, il s’agira donc pour les plus de plus de 500 participants attendus, de promouvoir le dialogue politique et économique sur la gestion et le développement des corridors stratégiques. Mais aussi et surtout de présenter le portefeuille de projets prioritaires pour chacun des pays impliqués tant au niveau national que transfrontalier. La rencontre vise également à encourager la mobilisation des financements publiques et privés pour des solutions durables, innovantes et inclusives.
Financer les projets prioritaires
Soulignant le caractère stratégique de l’évènement, le ministre Amadou Koné a déclaré : « Pour la Côte d’Ivoire, ce forum constitue une occasion privilégiée de construire avec l’Union européenne un partenariat économique concret orienté vers l’investissement. La présence de l’État de Côte d’Ivoire aux côtés de l’Union européenne pour l’organisation de cette activité majeure témoigne de l’importance du secteur des transports et de la logistique et s’inscrit dans la vision du Président de la République, SEM Alassane Ouattara de promouvoir des infrastructures de qualité et un système de transport moderne et performant ».
Le ministre des Transports et des Affaires maritimes en a profité pour présenter les projets prioritaires que la Côte d’Ivoire entend soumettre aux investisseurs lors du Forum. Ce sont notamment le projet de modernisation de la voie ferroviaire Abidjan – Ouagadougou – Kaya longue de 1218 Km pour assurer le transport de fret à destination du Port sec de Ferkessédougou et des pays de l’hinterland. Mais également le projet de train à grande vitesse (TGV) d’Abidjan au Nord de la Côte d’Ivoire en passant par Yamoussoukro et Bouaké pour le transport des personnes estimées à environ 17 millions de voyageurs par an.

Font partie du portefeuille ivoirien à présenter aux investisseurs, le prolongement de l’autoroute du nord de Bouaké jusqu’à Ouagadougou, le projet de réalisation de l’autoroute Abidjan – Lagos longue de 1028 Km. À Cela s’ajoutent le programme de facilitation du transport et des échanges sur les corridors routiers, le projet de réalisation de la plateforme logistique de Bouaké et le programme de constructions des postes de contrôle juxtaposés aux différentes frontières (Noé, Laleraba).
Pour sa part, l’ambassadeur Irchad Razaaly a clairement indiqué qu’il s’agit d’aller directement vers la présentation des différents projets préalablement définis par les états ouest-africains selon leurs priorités, afin que les partenariats puissent se nouer pour leur réalisation. Le diplomate a aussi indiqué que le but est de donner un coup d’accélérateur au développement sous-régional à l’image de la forte progression enregistrée par le pays hôte.
Quant à Solange Amichia, elle a promis que le Cepici jouera pleinement son rôle de facilitateur. L’objectif étant de profiter de l’opportunité qu’offre ce Forum de l’UE pour réduire le coût du transport sur les deux corridors estimé à 30 % de la valeur des échanges, a-t-elle indiqué.
SOURCE : Fratmat