Tensions intercoréennes : Le président sud coréen présente ses excuses après des incursions de drones en Corée du Nord
Abidjan, 6 avr 2026 (AIP)- Le président sud-coréen Lee Jae-myung a exprimé lundi 6 avril 2026 ses regrets à la Corée du Nord, dans un geste rare visant à apaiser les tensions militaires.
Cette déclaration fait suite à l’inculpation de trois individus, dont un agent du renseignement, accusés d’avoir orchestré des survols de drones illégaux au-dessus du territoire nord-coréen, a rapporté le site d’information de la Chaîne de télévision russe Russia Today ( RT).

Le président sud coréen ( photo Russia Today
S’exprimant lors d’une réunion du cabinet, le président Lee a fermement condamné les récentes incursions de drones survenues entre septembre 2025 et janvier 2026.
Tout en niant toute implication directe de l’État, il a tenu à clarifier la position de Séoul. Le chef de l’État a qualifié ces actes d’inacceptables et d’imprudents.
Il a exprimé ses regrets à la partie nord-coréenne pour les tensions militaires inutiles causées, soulignant que ces actions ont été menées à l’initiative propre des suspects.
Le président a également ordonné une révision immédiate des protocoles de surveillance afin d’empêcher toute récidive.
Cette sortie présidentielle intervient après un revirement de situation judiciaire.
Alors que le gouvernement sud-coréen affirmait initialement que ces drones étaient l’œuvre de civils isolés, le parquet a inculpé la semaine dernière trois profils comprenant un employé du Service national de renseignement, un officier militaire en service et un étudiant diplômé.
La réaction de Pyongyang ne s’est pas fait attendre au cours des dernières semaines. Après avoir publié des images de débris d’un drone de surveillance abattu en janvier, Kim Jong-un a durci le ton.
Il a affirmé que le Sud est l’État le plus hostile et que Séoul paiera le prix de ses provocations, tout en réaffirmant son refus de renoncer à l’arme nucléaire face à ce qu’il qualifie d’agression d’État de la part des États-Unis.
La présidence sud-coréenne a déploré que cette rhétorique compromette les efforts de coexistence pacifique. Pour rappel, les deux Corées restent techniquement en état de guerre, le conflit de 1950-1953 ne s’étant conclu que par un simple armistice.
Ces incidents de drones représentent l’une des violations les plus sérieuses de la zone démilitarisée ces dernières années, plaçant Séoul dans une position diplomatique délicate.
( AIP)