A la date du 31 décembre 2025, ce sont 328 agréments qui ont été délivrés en sécurité incendie et secourisme à des prestataires par le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, à travers l’Office national de la protection civile (Onpc). Cela, trois ans après la réforme du secteur de la protection civile en Côte d’Ivoire.
Le directeur général de l’Onpc, Amankou Kassi Gabin, l’a indiqué le mardi 27 janvier, lors d’un atelier tenu dans les locaux de l’office, à Cocody. La rencontre avait pour but d’évaluer la mise en œuvre de la réforme.
Face aux représentants des entreprises et cabinets opérant dans le secteur, il s’est réjoui de l’atteinte des objectifs. Selon lui, cela traduit l’attractivité du nouveau cadre réglementaire et la volonté des opérateurs à se conformer aux normes. Il entend identifier les difficultés rencontrées par les acteurs et évaluer la capacité du système à améliorer de manière significative les conditions de travail sur le terrain.
« Cet atelier n’est ni un exercice ni un rappel des procédures existantes. Il s’agit d’un espace d’évaluation partagées destinées à recueillir vos retours d’expérience, à identifier les contraintes opérationnelles et à reformuler des recommandations », a-t-il déclaré.
Au cours de l’atelier, diverses observations ont été faites. Elles ont abouti à des recommandations pour améliorer la réforme engagée depuis 2022 et répondre aux besoins des populations. Ce sont notamment la prolongation de la validité de l’agrément qui est de deux ans, la réduction du délai du traitement des dossiers pour l’agrément (deux mois), l’intensification des contrôles dans les zones industrielles, le rabais des frais de renouvellement fixé actuellement à 500 000 Fcfa, le renforcement de la crédibilité des cabinets de sécurité incendie et secourisme en prenant en compte les rapports d’audit ainsi que l’uniformisation des coûts de prestations.
La réforme a été marquée par le passage d’un système d’autorisations provisoires à un régime d’agrément formel délivré par un arrêté du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité.
Elle visait, entre autres, à assainir les secteurs de la sécurité incendie et secourisme, à professionnaliser les acteurs et à renforcer la qualité des prestations, à rendre crédible l’agrément vis-à-vis de leurs partenaires, à permettre aux acteurs d’exercer et de participer à des appels d’offre en toute légalité.
SOURCE : Fratmat