Reprise des élections à Toumodi, Dualla et Massala: La Cei remet affiches et spécimens de bulletins aux

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En prélude aux élections législatives prévues le 21 février 2026, la Commission électorale indépendante (Cei) a procédé, le 13 février 2026, à la remise des affiches et des spécimens de bulletins de vote aux candidats des circonscriptions n°203 (Toumodi commune) et n°204 (Dualla et Massala, communes et sous-préfectures).

Cette reprise du scrutin intervient conformément à une décision du Conseil constitutionnel, comme l’a rappelé Koné Sourou, premier vice-président de la Cei. « Nous obtempérons aux décisions du Conseil constitutionnel », a-t-il déclaré.

Prenant la parole, Koné Sourou a tenu à clarifier le cadre institutionnel de cette reprise électorale. « Nous sommes obligés de reprendre les élections dans ces circonscriptions conformément à la décision du Conseil constitutionnel. C’est ce que disent les textes. Nous organisons les élections, nous proclamons les résultats, le Conseil constitutionnel reçoit les requêtes, les examine et prend les décisions qui s’imposent. Et lorsqu’il décide, nous obtempérons », a-t-il expliqué.

Il a insisté sur le respect scrupuleux des institutions, soulignant que le fonctionnement démocratique repose sur l’équilibre et la complémentarité des organes de la République.

Dans un ton ferme, le responsable électoral a rappelé l’essence même du processus démocratique : « La démocratie ne s’accommode que des élections. En dehors d’elles, il n’y a pas de démocratie. Cela devient soit une dictature, soit un consensus villageois. Nous sommes une République qui a librement choisi la démocratie comme mode de gouvernance. »

Il a ainsi invité l’ensemble des candidats et leurs partisans à s’engager pleinement dans le processus électoral, dans le respect des règles établies. Koné Sourou a exhorté les candidats à privilégier la persuasion par les idées plutôt que les pratiques déviantes : « Il n’y a pas de place pour les palabres ni pour les tentatives de corruption. La seule chose à faire, c’est de convaincre l’électeur avec un programme alléchant, un programme qui lui donne l’espoir que ses conditions de vie vont s’améliorer. »

Il a également rappelé qu’aucune autorité traditionnelle ni influence extérieure ne doit interférer dans le vote : « Le chef du village reste chez lui. Ce n’est pas le jour du scrutin qu’on fait campagne. La période de campagne est faite pour cela. »

À quelques jours du scrutin, la Cei a lancé un appel solennel à la paix. « Faisons en sorte que ces élections se déroulent dans la paix, la convivialité et la joie. Dans chacune de vos circonscriptions, il n’y aura qu’un seul élu. Personne d’autre ne viendra d’ailleurs pour choisir à votre place », a-t-il appelé.

Il a invité les candidats à faire preuve de grandeur d’esprit en cas de défaite. « Ayez la courtoisie d’appeler celui qui aura gagné pour le féliciter. C’est cela la force des grands hommes : savoir accepter sa défaite et mieux se préparer pour la prochaine fois », a-t-il indiqué.

La remise des spécimens de bulletins de vote vise également à réduire le nombre de bulletins nuls, encore jugé élevé. « Nous vous remettons ces spécimens pour apprendre aux électeurs à voter. Ils doivent reconnaître vos photos et faire le meilleur choix. Dans les pays développés, on ne donne pas de spécimens parce que les électeurs savent voter », a rappelé le premier vice-président, Koné Sourou.

Quant aux affiches fournies par l’État, elles ont pour objectif d’alléger les charges des candidats et de faciliter leur identification par les électeurs.

En conclusion, le premier vice-président de la Cei a annoncé l’engagement de l’institution à proclamer les résultats dans la soirée du 21 février 2026.

 

 

SOURCE: Fratmat

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