Le paysage politique ivoirien connait un tournant majeur. À la suite des élections législatives du 27 décembre 2025, le Premier ministre Robert Mambé a remis, ce mercredi 7 janvier 2026, sa démission ainsi que celle de son équipe au chef de l’État, Alassane Ouattara, qui l’a acceptée.
C’est par la voix de la secrétaire générale de la présidence, Masséré Touré-Koné, que l’annonce officielle a été faite. Ce mouvement intervient dans un contexte de reconfiguration politique, alors que plusieurs membres de l’exécutif sortant ont été élus députés lors du récent scrutin législatif.
Le président de la République, Alassane Ouattara, réélu à l’issue de la présidentielle d’octobre 2025, a formalisé cette transition par la signature de plusieurs décrets d’envergure. Le premier acte met fin aux fonctions du Premier ministre et de l’ensemble du gouvernement.
Parallèlement, un second décret met un terme aux fonctions des ministres-gouverneurs des Districts autonomes, marquant une volonté de renouvellement profond des instances dirigeantes du pays.
La présidence n’est pas en reste : Alassane Ouattara a également signé un décret mettant fin aux fonctions des ministres d’État, des ministres et des ministres-conseillers à la présidence de la République.
Le chef de l’État a tenu à exprimer sa gratitude envers Robert Beugré Mambé et ses ministres pour leur « importante contribution au développement socio-économique de la Côte d’Ivoire ». Il a également salué l’engagement des ministres-gouverneurs au service de la nation.
Toutefois, pour éviter toute vacance du pouvoir, le Premier ministre et les membres du gouvernement sortant sont chargés d’expédier les affaires courantes. Cette période d’intérim technique durera jusqu’à la nomination d’un nouveau chef de gouvernement et d’une nouvelle équipe ministérielle.
Cette démission collective ouvre la voie à un remaniement d’envergure. Les observateurs politiques attendent désormais de voir quelle direction le président Ouattara donnera à ce futur gouvernement, alors que les nouveaux équilibres issus des législatives de 2025 devront être pris en compte pour relever les défis de l’année 2026.
SOURCE:APANews