Promotion de l’agroforesterie : Un coup de pouce d’universitaires à la Sodefor

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La Société de développement des forêts (Sodefor) met les bouchées doubles pour la sauvegarde du couvert forestier en Côte d’Ivoire. Le mardi 3 mars 2026, à son siège à Cocody (Abidjan), l’entité a signé un accord spécifique avec l’Université Nangui Abrougoua d’Abidjan (Una). L’objectif général est d’élaborer une stratégie globale pour promouvoir les pratiques d’agroforesterie durables pour relever les principaux défis liés à la résilience climatique. Ce, dans le cadre d’un projet dénommé « Afrogrow ».

Il s’agit de façon spécifique pour les deux parties d’encadrer la mise en œuvre des activités d’Afrogrow dans la zone périphérique de la forêt classée de Béki, dans le département d’Abengourou. Il s’agira également de renforcer les capacités des producteurs, des étudiants, des techniciens et également produire des connaissances scientifiques pour la planification locale de l’agroforesterie.

L’accord indique aussi que les deux partenaires devront aménager un site pilote de démonstration et de recherche participative sur les systèmes agroforesterie autour de cette forêt classée. En outre, promouvoir des approches d’agriculture durable fondées sur l’agroforesterie et la gestion intégrée des paysages auprès des communautés riveraines.

La Sodefor et l’Université Nangui Abrogoua ont par ailleurs procédé, le même jour, au renouvellement d’un accord-cadre de coopération qui les lie depuis quelques années. A travers cette convention, les partenaires réaffirment leur volonté de promouvoir la recherche appliquée en matière de gestion durable des ressources forestières ; de favoriser l’accueil de stagiaires, d’étudiants en master et de doctorants sur les sites gérés par la Sodefor ; de produire des données scientifiques utiles à la décision publique et de renforcer les capacités techniques et institutionnelles de nos équipes respectives.

Le directeur général de la Sodefor, le conservateur général des Eaux et Forêts, Coulibaly Bréhima, reconnaît que l’agroforesterie s’impose comme une voie d’avenir. Selon lui, la stratégie de restauration de la forêt permet de dépasser l’opposition classique entre agriculture et forêt, en proposant des systèmes intégrés où production et conservation se renforcent mutuellement.

« La Forêt classée de Béki peut ainsi devenir un véritable laboratoire grandeur nature de l’agroforesterie en milieu classé, avec l’ambition d’élaborer un modèle reproductible dans le domaine rural et dans d’autres massifs forestiers du pays », s’est réjoui le directeur général.

Quant au professeur Veronique Yoboua, présidente de l’Una, elle a salué le renouvellement de l’accord-cadre entre son institution et l’entité spécialiste de développement des forêts. Pour elle, au-delà d’une simple signature, ces accords traduisent la volonté commune de renforcer, moderniser et opérationnaliser un partenariat stratégique au service de la gestion durable des écosystèmes.

Elle a notamment pris l’engagement de faire de la recherche, de l’innovation et de la coopération institutionnelle les leviers puissants pour la préservation et la valorisation durable de nos patrimoines forestiers.

SOURCE: FRATERNITE MATIN

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