Sept chercheurs et personnalités, dont trois Égyptiens, ont été désignés lauréats du Prix Roi Fayçal 2026, l’une des distinctions les plus prestigieuses du monde arabe et musulman. Chaque branche du prix est dotée de 750 000 riyals saoudiens (environ 200 000 dollars), portant l’enveloppe globale à près d’un million de dollars pour cette édition.
Le secrétaire général du Prix Roi Fayçal, le Dr Abdulaziz Al-Sabil, a annoncé les noms des lauréats des quatre branches du prix pour l’année 2026, lors d’une cérémonie organisée au Centre Al-Faisaliah à Riyad, en présence du Prince Turki Al-Fayçal, président du conseil d’administration du Centre Roi Fayçal de recherche et d’études islamiques, selon un communiqué parvenu ce lundi à APA.
Pour le service à l’islam, le prix a été décerné conjointement à Sheikh Abdullatif Ahmed Alfozan, président du conseil d’administration de la société Alfozan, et au professeur Mohamed Mohamed Aboumousa, de l’Université d’Al-Azhar en Égypte, indique le communiqué.
Le premier est récompensé pour « son adoption d’une méthodologie remarquable dans l’action caritative consistant à soutenir des initiatives de qualité liées aux besoins du développement », ainsi que pour la création du « Waqf Ajwad » destiné à la mise en place et au développement d’initiatives humanitaires.
Le second est honoré pour être « l’auteur de plus de trente ouvrages dans le domaine de la langue arabe, notamment en rhétorique consacrée à l’explication du miracle du Coran », pour son appartenance fondatrice au Conseil des grands savants d’Al-Azhar et son action pour l’enracinement de l’identité culturelle chez les jeunes.
Dans la branche des études islamiques, dont le thème cette année était « Les routes commerciales dans le monde islamique », le jury a distingué le Dr Abdelhamid Hussein Hammouda, professeur à l’Université de Fayoum en Égypte, et le Dr Mohamed Wahib Hussein, professeur à l’Université Hachémite en Jordanie, précise la même source.
Le premier est récompensé pour « ses travaux scientifiques complets caractérisés par leur globalité et leur analyse objective, couvrant les routes commerciales terrestres et maritimes » dans l’Orient islamique, l’Irak, la Perse, la péninsule Arabique, le Levant, l’Égypte et le Grand Sahara.
Le second est distingué pour « des travaux d’une grande valeur scientifique et d’une originalité de terrain manifeste », fondés sur des prospections archéologiques appuyées par une documentation GPS et des cartes analytiques détaillées.
Le Prix de langue arabe et de littérature, sur le thème « La littérature arabe en langue française », a été attribué au professeur Pierre Larcher de l’Université d’Aix-Marseille en France, souligne le communiqué.
Il est salué pour avoir « présenté la littérature arabe aux lecteurs francophones avec créativité et nouveauté », pour « la qualité scientifique élevée de sa méthodologie dans l’étude de la poésie arabe ancienne » et pour « ses traductions françaises des Mu’allaqât (les poèmes suspendus) et son étude de la poésie préislamique avec une grande rigueur scientifique. »
Pour la médecine, dont le thème était « Découvertes influentes dans les traitements de l’obésité », la professeure Svetlana Moisov de l’Université Rockefeller aux États-Unis a été récompensée pour « ses travaux pionniers ayant conduit à la découverte du peptide de type glucagon (GLP-1) biologiquement actif en tant qu’hormone dotée de récepteurs dans le pancréas, le cœur et le cerveau chez l’homme », note le texte.
Ces découvertes ont, selon le communiqué, contribué au développement d’une nouvelle catégorie de traitements contre le diabète et l’obésité.
Enfin, le Prix des sciences, consacré aux mathématiques cette année, a été décerné au professeur Carlos Kenig de l’Université de Chicago aux États-Unis, ajoute le document. Il est honoré pour « ses contributions pionnières à l’analyse mathématique, ayant permis une avancée majeure dans la compréhension des équations différentielles partielles non linéaires », avec l’émergence d’applications dans plusieurs domaines, notamment la mécanique des fluides, les fibres optiques et l’imagerie médicale.
Créé en 1979 par la Fondation Roi Fayçal en mémoire du défunt roi Fayçal ben Abdelaziz Al Saoud, ce prix est devenu l’une des distinctions les plus prestigieuses du monde arabe et musulman.
Doté d’une récompense financière de 750 000 riyals saoudiens (environ 200 000 dollars) par branche, il honore chaque année des personnalités et chercheurs pour leurs contributions exceptionnelles dans cinq domaines : le service à l’islam, les études islamiques, la langue arabe et la littérature, la médecine et les sciences.
Au fil des décennies, le prix a récompensé des figures majeures du monde académique, scientifique et humanitaire.
SOURCE:APANews