euf pays ont réaffirmé leur soutien « plein et indéfectible » à la CPI en tant qu’institution judiciaire « indépendante et impartiale », condamnant toute menace ou mesure visant la Cour ou ses représentants.
Dans un communiqué de presse conjoint, la France, la Grèce, le Guyana, le Panama, la Corée du Sud, la Slovénie, le Royaume-Uni, le Danemark et la Sierra Léone ont exprimé leur reconnaissance pour les efforts continus de la Cour pénale internationale (CPI), suite au dernier exposé du Procureur au Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation en Libye.
Les neuf pays ont salué les progrès significatifs accomplis par le Bureau du Procureur, notant que la reddition imminente du suspect Khaled Al-Hisheyri par les autorités allemandes ouvre la voie au tout premier procès de la CPI lié à la situation en Libye ; une « étape importante » qui remplit un objectif clé, selon le communiqué.
Le communiqué salue le « renouveau de la coopération » avec la CPI, illustré par la récente saisine de la Cour par le gouvernement libyen, et reconnaît les mesures concrètes prises par Tripoli. Ces mesures, précise le communiqué, « témoignent clairement de l’importance que la Libye accorde au travail de la Cour ».
Les pays ont noté que le Bureau du Procureur poursuivra ses enquêtes en Libye au-delà de 2026, déterminé à achever la phase d’enquête « aussi rapidement que possible » malgré les difficultés actuelles. Ils ont également salué l’engagement constant du Bureau auprès des victimes et de la société civile, soulignant l’importance de cette démarche pour « instaurer la confiance et garantir que la voix des personnes touchées soit entendue ».
La déclaration exhorte tous les États membres de l’ONU à respecter leurs obligations en vertu du Statut de Rome et des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, notamment en exécutant les mandats d’arrêt et en livrant les personnes recherchées.
Le communiqué a également rappelé le récent jugement rendu dans l’affaire du Darfour contre Ali Kushayb, première décision découlant d’une saisine du Conseil de sécurité, y voyant la preuve que de telles saisines « peuvent aboutir à des résultats judiciaires concrets ». Il précise que cette décision renforce l’importance symbolique du premier procès attendu concernant la Libye, étape cruciale vers la justice et l’établissement des responsabilités.
La déclaration conclut en avertissant que toute tentative d’entraver le travail de la Cour ou de porter atteinte à son indépendance est « préjudiciable aux efforts internationaux visant à garantir la justice et à protéger les droits humains ».
SOURCE:APANews