Ministère des Eaux et Forêts : Le Ministre Assahoré Jacques Konan fixe les priorités pour 2026

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Les agents des Eaux et Forêts et le personnel administratif ont présenté leurs vœux de nouvel an au ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, ce jeudi 5 mars 2026, au siège de la Société de développement des forêts (Sodefor) à Cocody. La cérémonie s’est déroulée en présence de nombreux acteurs du système forestier ivoirien, partenaires techniques et cadres du ministère.

D’entrée, le ministre a exprimé sa gratitude pour les vœux reçus, tout en soulignant le sens des responsabilités que ces marques de confiance impliquent. Il a rappelé que derrière ces souhaits se cache une attente forte : celle de voir le ministère poursuivre avec détermination sa mission stratégique de préservation des ressources naturelles, conformément à la vision du président de la République, Alassane Ouattara.

Bilan positif mais inquiétude sur le couvert forestier

Assahoré Konan a salué les avancées enregistrées en 2025, notamment dans la mise en œuvre de la politique forestière nationale. Il a rendu hommage au travail accompli sous la conduite de son prédécesseur, Laurent Tchagba, en soulignant les progrès réalisés dans la lutte contre la déforestation, la restauration du patrimoine forestier et la protection de la biodiversité.

Cependant, il a dressé un constat préoccupant : le couvert forestier ivoirien, qui s’élevait à près de 16 millions d’hectares dans les années 1960, n’est plus aujourd’hui que d’environ 3 millions d’hectares. Face à cette situation, il a insisté sur la nécessité d’actions plus rigoureuses et efficaces sur le terrain.

« Le défi aujourd’hui n’est plus celui des idées. La vision est connue, les instruments existent et le cadre juridique est en place. Le véritable défi est celui de l’exécution et des résultats visibles sur le terrain », a-t-il affirmé.

Trois priorités pour 2026

Dans cette dynamique, le ministre a annoncé le lancement d’un audit interne du secteur, destiné à améliorer le fonctionnement de l’administration et à identifier les blocages opérationnels. Il a précisé qu’il ne s’agit pas d’une « chasse aux sorcières », mais d’un outil pour renforcer la transparence et la performance du ministère.

Pour l’année 2026, Jacques Assahoré Konan a défini trois exigences majeures. Il s’agit de restaurer l’autorité de l’État sur le domaine forestier et les ressources en eau, avec une lutte renforcée contre l’exploitation forestière illégale, l’orpaillage clandestin et l’occupation illégale des forêts ; de renforcer l’efficacité opérationnelle de l’administration, en évaluant les actions à partir de résultats concrets, notamment en matière de reboisement, de restauration des terres dégradées et de protection des bassins versants.

Impliquer les populations locales dans la restauration forestière, en développant l’agroforesterie, les plantations villageoises et les partenariats avec les producteurs.

Engagement du personnel et résultats de 2025

Au nom des agents, la directrice de cabinet, Elvire-Joëlle Zouzou épouse Mailly, a réaffirmé la disponibilité et l’engagement du personnel à soutenir les orientations du ministre. Elle a également présenté les résultats enregistrés en 2025, notamment la restauration de plus de 61 000 hectares de terres dégradées ; l’opérationnalisation de l’École nationale des Eaux et Forêts ; le renforcement des dispositifs de gouvernance du secteur.

À travers cette rencontre, le ministère a réaffirmé sa volonté de poursuivre la reconstruction du patrimoine forestier ivoirien et la gestion durable des ressources en eau, piliers essentiels du développement du pays.

 

SOURCE : Fratmat

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