Le président malawite, Peter Mutharika, renvoie au Parlement la loi constitutionnelle de 2025 sur le Fonds de développement des circonscriptions, pour garantir transparence et contrôle strict.
Le président du Malawi, Peter Mutharika, a choisi de ne pas promulguer la loi constitutionnelle de 2025 et l’a renvoyée au Parlement pour un examen plus approfondi, afin de garantir la mise en place de garanties suffisantes pour la gestion du Fonds de développement des circonscriptions (FDC).
Ce projet de loi, adopté par le Parlement en décembre 2025, visait à réviser les dispositions régissant le FDC, un mécanisme permettant aux parlementaires de financer des projets de développement à petite échelle dans leurs circonscriptions.
Il proposait de modifier la Constitution afin d’y insérer un nouveau chapitre consacré au FDC, qui définirait l’objectif du fonds, son cadre de gouvernance et les principes directeurs de sa gestion et de son utilisation.
Les amendements proposés visaient à renforcer le contrôle parlementaire et à modifier la structure des décaissements du FDC – des changements qui avaient suscité un débat sur la responsabilité et le risque de politisation des dépenses de développement local.
Dans une déclaration publiée mardi soir, la porte-parole de la présidence, Cathy Maulidi, a indiqué que la décision de ne pas promulguer la loi était motivée par l’engagement de M. Mutharika à garantir des garanties suffisantes pour la gestion du FDC.
« Le Président est clair : le développement ne doit pas se faire au détriment de la transparence. Les ressources du Fonds de développement du Malawi (CDF) doivent être protégées par des mécanismes de contrôle rigoureux garantissant une utilisation optimale des fonds et prévenant tout abus », a déclaré Maulidi.
Elle a ajouté que Mutharika a chargé les ministres de la Justice et des Affaires constitutionnelles, ainsi que des Finances et de la Planification économique, d’élaborer des directives claires pour la gestion du fonds avant toute révision constitutionnelle.
La Présidence affirme que cette décision témoigne d’un engagement en faveur de la transparence, de la responsabilité budgétaire et de la protection des ressources publiques.
Cette mesure devrait relancer le débat sur la meilleure façon de concilier développement décentralisé et contrôles financiers stricts, une question qui a longtemps façonné le paysage de la gouvernance du Malawi.
SOURCE:APANews