Un nouveau cadre politique prônant l’unité nationale et une sortie rapide de la transition a été officiellement lancé lundi dans la capitale libyenne, en présence du chef du gouvernement d’union nationale (GUN).
Les activités du Rassemblement national libyen ont été lancées lundi à Tripoli sous le slogan « La Libye nous unit, et la nation est notre objectif », lors d’une réunion marquée par la présence du Premier ministre du Gouvernement d’union nationale (GUN), Abdul Hamid Dbeibeh, et la participation d’anciens responsables ainsi que de figures sociales et politiques représentant diverses régions et villes du pays, selon des sources officielles.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte politique toujours dominé par l’impasse institutionnelle et la prolongation des phases de transition. Les organisateurs ont présenté le rassemblement comme une plateforme de dialogue visant à rassembler des sensibilités politiques et sociales diverses autour d’objectifs communs, au premier rang desquels la préservation de l’unité nationale et la consolidation des institutions de l’État.
Les interventions prononcées lors de la rencontre ont insisté sur la centralité du dialogue national et sur la primauté de l’intérêt général. Les orateurs ont souligné que l’élargissement de la participation nationale constitue un levier essentiel pour favoriser le consensus et renforcer le sentiment de responsabilité collective quant à l’avenir du pays, en mettant en garde contre toute logique d’exclusion ou de monopolisation du processus politique.
Dans un communiqué publié à l’issue de la réunion, le Rassemblement national libyen a affirmé que la solution à la crise libyenne est exclusivement politique. Celle-ci doit, selon le texte, s’appuyer sur un cadre constitutionnel consensuel reflétant la volonté populaire et définissant une trajectoire claire vers des élections « équitables et crédibles », susceptibles de mettre un terme définitif aux périodes de transition successives.
Le rassemblement a appelé la Haute Commission électorale nationale à accélérer l’organisation d’élections législatives, sur la base de ce cadre constitutionnel, dans un délai maximal de six mois. Cette échéance est présentée comme un impératif pour restaurer la légitimité des institutions et rétablir la confiance des citoyens dans le processus politique.
La déclaration finale a réaffirmé que la Libye est un État unifié, civil et démocratique, fondé sur l’état de droit et la transition pacifique du pouvoir. Elle a également souligné l’unité du territoire national et le caractère indivisible du tissu social libyen, appelant parallèlement à soutenir la décentralisation, à renforcer le rôle des municipalités et à étendre l’autorité de l’État à l’ensemble des régions du pays.
SOURCE:APANews