Les conseillers présents à l’ouverture de la première session ordinaire 2026 en compagnie des personnalités invitées, le 23/03/2026
Abidjan, 23 mars 2026 (AIP)- Le Gabon a entamé une opération de rapatriement de ses ressortissants bloqués dans une zone de conflit au Moyen-Orient, avec une première vague de 36 personnes ayant regagné Libreville, dimanche 22 mars 2026, à bord d’un vol régulier de la compagnie Ethiopian Airlines.

Libreville rapatrie ses ressortissants
À leur arrivée, les premiers rapatriés ont exprimé leur soulagement après plusieurs jours d’angoisse. Résidant à Dubaï, Bertille Andeme a décrit un quotidien marqué par les alertes et les explosions. « Même lorsque les missiles étaient interceptés, les détonations faisaient trembler l’immeuble. C’était une situation très difficile à vivre », a-t-elle confié.
De son côté, Wilfried Mayaka, fonctionnaire en séjour dans l’émirat, s’est dit surpris par l’intensité de la situation. « Nous recevions des alertes presque toutes les heures nous demandant de nous mettre à l’abri. Nous avons vu des missiles dans le ciel, une réalité à laquelle nous ne sommes pas habitués au Gabon », a-t-il témoigné.
Dès leur descente d’avion, les rapatriés ont été pris en charge par les autorités gabonaises et orientés vers un dispositif d’accompagnement, notamment psychologique. Des proches venus les accueillir à l’aéroport ont également exprimé leur soulagement face à leur retour.
« L’incertitude et les difficultés de communication nous ont profondément affectés. Aujourd’hui, nous sommes rassurés », a déclaré Komlan Gnambault, dont la fille poursuivait ses études à Dubaï.
Selon les autorités, environ 800 ressortissants gabonais vivaient dans la région avant le déclenchement du conflit. La ministre des Affaires étrangères, Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny, qui coordonne l’opération, a appelé les Gabonais encore présents sur place à regagner leur pays.
Un second vol de rapatriement est prévu pour le mardi 24 mars, dans le cadre de cette opération visant à sécuriser l’ensemble des ressortissants concernés.
(AIP)