Le gouvernement égyptien a officialisé des accords portant sur deux projets majeurs d’énergies renouvelables, combinant production solaire et fabrication de batteries, pour un investissement total de 1,8 milliard de dollars. Le Conseil des ministres égyptien a annoncé dimanche la signature d’accords pour la mise en œuvre de deux projets stratégiques dans le domaine des énergies renouvelables et de la fabrication locale de leurs composants, pour un montant global de 1,8 milliard de dollars (environ 1,65 milliard d’euros). Les projets seront réalisés dans le gouvernorat de Minya, en Haute-Égypte, et au sein de la Zone économique du canal de Suez (SCZone), avec l’appui du ministère de l’Électricité et des Énergies renouvelables et de l’Autorité générale de la SCZone. Selon le communiqué officiel, le premier projet sera développé par l’entreprise norvégienne Scatec. Il prévoit la construction d’une centrale solaire photovoltaïque baptisée « Vallée de l’énergie » dans le gouvernorat de Minya, accompagnée de stations de stockage d’énergie par batteries. Ce complexe affichera une capacité de production de 1,7 gigawatt en courant alternatif, soutenue par des systèmes de stockage totalisant 4 gigawattheures. Le second projet sera mené par le groupe chinois Sungrow, qui prévoit l’implantation d’une usine de fabrication de batteries de stockage d’énergie sur le site industriel chinois TEDA, situé dans la Zone économique du canal de Suez. Une partie de la production de cette usine sera destinée à alimenter directement le projet solaire de Minya. Le démarrage de la production industrielle est attendu en avril 2027, selon les autorités égyptiennes. Le ministre de l’Électricité et des Énergies renouvelables, Mahmoud Esmat, a souligné que ces projets s’inscrivent dans la stratégie nationale visant à développer les énergies renouvelables, réduire les émissions de carbone et diversifier les sources d’énergie. Il a rappelé que le secteur privé constitue « un partenaire clé » dans la mise en œuvre de ces projets, et que le gouvernement œuvre à renforcer l’attractivité des investissements privés, locaux et étrangers. Présenté comme l’un des plus grands projets intégrés d’énergie propre au monde, le complexe « Vallée de l’énergie » ambitionne de fournir une électricité propre et stable 24 heures sur 24 à un tarif compétitif. L’Égypte vise, à travers ces investissements, à porter la part des énergies renouvelables à 42 % de son mix de production d’électricité d’ici 2030, conformément aux objectifs officiellement annoncés par les autorités.

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Plusieurs compagnies aériennes ont été contraintes de modifier ou d’annuler des vols en raison de difficultés d’approvisionnement en carburant à l’aéroport international de Bamako. La situation affecte aussi bien les liaisons régionales que certaines dessertes internationales.

La compagnie Air Burkina a annoncé le 10 janvier 2026 des perturbations dans son programme de vols à destination de Bamako et de Dakar, invoquant des difficultés d’approvisionnement en carburant à l’aéroport international Modibo Keïta-Sénou. Dans un communiqué, la compagnie a indiqué que ces contraintes l’avaient conduite à réaménager certaines rotations et à présenter ses excuses à ses passagers, tout en affirmant mettre en œuvre les mesures nécessaires pour un retour progressif à la normale.

Ces perturbations s’inscrivent dans un contexte plus large de tensions sur l’approvisionnement en carburant aviation à Bamako. D’autres compagnies opérant sur la plateforme aéroportuaire ont également été affectées au cours des dernières semaines. La compagnie française Corsair a ainsi été contrainte de modifier un vol reliant Bamako à Paris au début du mois de janvier, en raison de restrictions liées à la disponibilité du carburant sur place.

La compagnie nationale Sky Mali a, de son côté, annoncé l’annulation de plusieurs vols pour des raisons logistiques liées à l’approvisionnement en carburant, selon des informations relayées par les médias locaux. Ces ajustements ont concerné aussi bien des vols intérieurs que certaines liaisons régionales.

L’aéroport international de Bamako constitue un point stratégique pour le trafic aérien du Mali, reliant la capitale à plusieurs destinations d’Afrique de l’Ouest et à des hubs internationaux, notamment Dakar et Paris. Les difficultés actuelles d’approvisionnement en carburant ont ainsi un impact direct sur la régularité des opérations aériennes, les correspondances et la planification des vols.

À ce stade, aucune date précise n’a été communiquée concernant un rétablissement complet de l’approvisionnement en carburant aviation à Bamako. Les compagnies concernées poursuivent l’adaptation de leurs programmes et informent leurs passagers au fur et à mesure de l’évolution de la situation.

SOURCE:APANews

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