La BM anticipe la résorption des déficits égyptiens en 2026-2027

0 19

La Banque mondiale prévoit une résorption progressive des déficits budgétaires de l’Égypte à l’horizon 2026-2027, portée par les réformes fiscales et la hausse des recettes issues du tourisme et des transferts des Égyptiens de l’étranger, sur fond de croissance économique soutenue.

La Banque mondiale a annoncé que les déficits budgétaires de l’Égypte devraient se résorber au cours des exercices 2026-2027, selon son rapport Perspectives économiques mondiales publié mardi 13 janvier. L’institution internationale maintient par ailleurs ses projections de croissance du Produit intérieur brut (PIB) réel du pays à 4,3 % pour l’exercice budgétaire 2025/26 et à 4,8 % pour 2026/27.

Pour l’exercice 2024/25, la croissance économique de l’Égypte s’est établie à 4,4 %, confirmant une trajectoire ascendante malgré un environnement régional jugé contraignant. Ces chiffres confirment les estimations déjà avancées par la Banque mondiale dans son rapport thématique d’octobre 2025 intitulé « Emploi et femmes : talents inexploités, croissance non réalisée ».

Selon l’institution de Bretton Woods, la réduction attendue des déficits budgétaires repose notamment sur l’augmentation des recettes publiques. « En Égypte, les déficits budgétaires devraient se résorber en 2026-2027, les recettes étant dopées par l’augmentation de la production pétrolière, et ce, malgré des prévisions de baisse des prix du pétrole », souligne le rapport. Cette dynamique budgétaire est également soutenue par les réformes fiscales engagées par les autorités égyptiennes.

La Banque mondiale met en avant la contribution croissante du tourisme et des transferts de fonds des Égyptiens résidant à l’étranger, considérés comme des leviers majeurs de consolidation des finances publiques. Ces flux de devises renforcent la position extérieure du pays et soutiennent les recettes de l’État dans un contexte de normalisation progressive des conditions économiques.

Sur le plan de la demande intérieure, le rapport note que « la demande privée a été stimulée par l’assouplissement des restrictions sur les importations et les opérations de change ». Cette évolution a favorisé une reprise de l’activité économique, en particulier dans les secteurs dépendant des intrants importés et du commerce extérieur.

Enfin, l’institution anticipe le maintien d’un niveau solide d’investissement privé, soutenu par l’assouplissement de la politique monétaire et la poursuite des réformes structurelles engagées par l’État. Dans l’ensemble, les prévisions de la Banque mondiale apparaissent plus optimistes que les objectifs initialement affichés par le gouvernement égyptien, traduisant une confiance accrue dans la trajectoire macroéconomique du pays à moyen terme.

SOURCE:APANews

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.