Investissements, diplomatie, coopération : Les Émirats Arabes Unis, plaque tournante du commerce, de la finance et du dialogue en Afrique
Pour lui, l’engagement des Émirats Arabes Unis envers l’Afrique s’appuie sur des décennies de commerce, de liens maritimes et d’échanges entre les peuples à travers les corridors de la mer Rouge et de l’océan Indien. Il a soutenu qu’aujourd’hui cette connectivité historique se traduit par une présence diplomatique croissante (19 ambassades en Afrique subsaharienne), et d’autres expansions sont en cours.
Parallèlement à ces faits, à l’en croire, la représentation diplomatique africaine de cet État situé dans la péninsule arabique, continue de se développer, renforçant le rôle du pays comme plaque tournante du commerce, de la finance et du dialogue africains.
« Cette présence institutionnelle s’accompagne d’une envergure économique à la hauteur. Entre 2019 et 2023, les Émirats Arabes Unis ont investi plus de 110 milliards de dollars américains en Afrique, soit le niveau le plus élevé jamais atteint par un seul pays durant cette période. Plus de 70 milliards de dollars américains de ce capital ont été consacrés aux secteurs de l’énergie, des énergies vertes et renouvelables », a-t-il porté à la connaissance des Chefs d’Etat et de gouvernement présent à ces Assises.
Sheikh Shakhboot bin Nahyan Al Nahyan a précisé que ces initiatives témoignent d’une conviction à long terme : l’accès à l’énergie est le fondement de l’industrialisation et de la diversification économique. Dans le cadre de l’Initiative pour l’investissement vert en Afrique, le ministre d’Etat a indiqué que 4,5 milliards de dollars ont été mobilisés pour accélérer le développement des énergies propres, avec plus de 60 projets en préparation dans les domaines du solaire, de l’éolien, de la géothermie, du stockage par batteries et de l’hydrogène vert.
« Le programme africain de Masdar, doté de 10 milliards de dollars, et l’initiative Etihad 7 visent à étendre l’accès à l’électricité à près de 100 millions de personnes d’ici 2035. Ces projets sont conçus pour accroître les capacités de production et réduire les déficits structurels d’électricité », a-t-il ajouté. Avant d’informer que la croissance industrielle dépend également de l’intégration commerciale et de l’efficacité logistique.
Il a poursuivi pour dire que les Émirats Arabes Unis ont conclu neuf accords de partenariat économique global Global avec des pays africains. Il s’agit du Nigéria, de la République démocratique du Congo, de la Sierra Leone, du Gabon, de l’Angola, du Kenya, du Congo-Brazzaville, de l’île Maurice et de la République centrafricaine.
« Ces accords vont au-delà des réductions tarifaires et couvrent les services, le commerce numérique et la protection des investissements. Ils sont structurés pour compléter la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf ) en renforçant les chaînes de valeur et en facilitant la compétitivité transfrontalière », a-t-il argumenté.
Par ailleurs au plan logistique, il a soutenu que son pays poursuit le développement de ses activités dans les ports africains, notamment avec la modernisation du port de Dar es Salaam en Tanzanie, pour un montant d’un milliard de dollars.
« Le lancement de construction d’un nouveau terminal à Luanda, augmentant considérablement la capacité de traitement des conteneurs en Angola. Ces infrastructures, essentielles au développement du commerce à long terme, s’inscrivent dans les ambitions d’intégration régionale. Au-delà des investissements, l’engagement humanitaire et le développement demeurent primordiaux », a-t-il indiqué.
Sheikh Shakhboot bin Nahyan Al Nahyan a avancé qu’au cours de la dernière décennie, près de 40 % de l’aide publique au développement totale des Émirats arabes unis – soit environ 20,9 milliards de dollars – a été allouée aux pays africains, couvrant l’aide au développement, l’aide humanitaire et l’aide caritative.
Pour l’avenir, selon lui, la résilience face aux enjeux de l’eau et du climat est devenue une priorité. Il a spécifié que les Émirats Arabes Unis co-organiseront la Conférence des Nations unies sur l’eau de 2026 avec le Sénégal, du 2 au 4 décembre 2026. Ce qui sera la première fois que deux pays du Sud co-dirigeront ce processus mondial, soulignant ainsi leur engagement commun à accélérer les progrès en matière de sécurité de l’eau et d’assainissement « Notre approche reflète la vision que nous avons de ce partenariat et de cette coopération structurelle, bâtis pour les décennies à venir », a-t-il expliqué.
SOURCE: Fratmat