Gouvernance financière et sécurité régionale : La société civile outillée contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme
Le Forum des organisations de la société civile de l’Afrique de l’Ouest (Foscao) a organisé, le mardi 17 février 2026, dans ses locaux à Abidjan-Cocody, une séance de restitution d’atelier régional consacrée à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (Lbc/Ft). L’atelier organisé du 24 au 26 juin 2025 à Lagos (Nigéria) par le Giaba (Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest) avait trait également aux enjeux de la criminalité transnationale organisée sur les risques relatifs à la traite des êtres humains en Afrique de l’Ouest.
Représentant le président du réseau de la Coalition nationale des organisations de la société civile pour l’action contre la drogue en Côte d’Ivoire (Conad-CI), Lacina Tall, à Lagos, Ouattara Aïdara Fateme, chargée de programme au Raidh (Réseau africain pour le développement intégré et les droits de l’Homme), a procédé à la restitution des travaux. « Il est essentiel que les organisations de la société civile comprennent leurs responsabilités dans le dispositif de Lbc/Ft. Nous devons être des relais d’alerte, mais aussi des partenaires techniques dans le suivi citoyen », a-t-elle indiqué. Ce, en insistant sur la nécessité de mécanismes de dénonciation efficaces et adaptés au contexte local.
La cérémonie d’ouverture a notamment été marquée par l’allocution de Drissa Soulama, coordonnateur national de Foscao. Il a déclaré : « La lutte contre les flux financiers illicites ne relève pas uniquement des États. La société civile doit jouer pleinement son rôle de veille et de sensibilisation ». Il s’exprimait à la suite de l’intervention d’un représentant de la Centif (Cellule nationale de traitement des informations financières) et du Cilad (Comité interministériel de lutte antidrogue).

Les échanges ont permis aux participants de s’approprier les exigences de la Lbc/Ft – Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme – d’identifier des outils de suivi citoyen, afin de mieux cerner les risques liés à la criminalité transnationale organisée. Une vingtaine de représentants d’organisations membres ont pris part à cette session, qui s’est achevée par des discussions interactives, réaffirmant le rôle central de la société civile dans la gouvernance financière et la sécurité régionale.
SOURCE : Fratmat