Filière coton/Conflit agriculteurs et éleveurs: La mise en place de haies vives pour protéger les parcelles lancée

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Dans le cadre du projet Résilience des systèmes cotonniers du nord de la Côte d’Ivoire (Resco), un atelier de cadrage de la mise en place de haies vives dans la filière coton s’est tenu, les 16 et 17 février, dans un réceptif hôtelier de Bouaké. Et cela, en collaboration avec l’Organisation interprofessionnelle agricole de la filière coton de Côte d’Ivoire (Intercoton) et le Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricoles (Firca).

A l’ouverture de l’atelier, Anderson Ehouman, directeur du département Culture d’exportation et diversification au Firca, a rappelé que la mise en place de haies vives constitue la dernière activité relevant du conseil agricole basée sur les innovations, dans le cadre du projet Resco.

« La mise en place de haies vives dans la filière coton a connu un décalage, en raison de la nécessité d’aller capitaliser des expériences similaires ailleurs, notamment au Bénin, afin de tirer des leçons techniques et organisationnelles, avant son lancement effectif dans notre pays », a-t-il révélé.

Pour être on ne peut plus clair, Anderson Ehouman a expliqué que cette activité consiste à planter des espèces autour des parcelles cotonniers pour résoudre essentiellement trois problèmes.

« D’abord, il s’agit de mener la lutte antiérosive, afin de maintenir les sols en place. Ensuite, servir de source de fumier organique, avec le feuillage qui va tomber aux abords des champs. Enfin et surtout, réduire les conflits entre éleveurs et agriculteurs en empêchant les animaux d’entrer dans les parcelles cotonniers pour les détruire », a-t-il fait savoir.

Il a fait remarquer que l’initiative vise à protéger environ 850 hectares de parcelles de coton, soit près de 119 kilomètres de haies vives à réaliser. « Les principales espèces végétales qui vont servir de haies vives sont le jatropha, le campêché et le ziziphus », a révélé le directeur du département Culture d’exportation et diversification au Firca.

Nalogo Yéo, responsable technique à la Fédération des producteurs de coton de Côte d’Ivoire (Fpc-CI), principaux bénéficiaires de cette mise en place de haies vives, juge cette initiative bienvenue.

« Il faut reconnaître qu’avec ces haies vives, nos parcelles seront protégées contre les animaux qui y causent des dégâts. Si l’éleveur n’est pas animé de mauvaises intentions, il devrait respecter cette barrière », s’est-il montré optimiste.

Durant ces deux jours de travaux, les participants d’Intercoton, du Firca, des sociétés cotonnières, des experts techniques et des encadreurs de terrain ont procédé à l’analyse des acquis de la phase initiale, à la clarification des rôles et responsabilités des différentes parties prenantes et à la définition des orientations techniques pour la mise en œuvre du programme.

 

 

SOURCE : Fratmat

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