Femmes et filles déplacées victimes de violences extrêmes

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Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) alerte sur la hausse dramatique des violences subies par les femmes et filles déplacées de force en RDC et au Tchad, alors que les financements humanitaires restent insuffisants.

L’UNHCR signale des niveaux alarmants de violence contre les femmes et filles déplacées en RDC et celles fuyant le Soudan vers le Tchad, tandis que la capacité d’assistance humanitaire atteint ses limites. Depuis l’attaque de la ville soudanaise d’El Fasher le 24 octobre, plus de 9 500 réfugiés ont traversé la frontière vers l’est du Tchad, dont plus de 80 % sont des femmes et des enfants, souvent non accompagnés ou séparés de leur famille.

Selon l’UNHCR, 70 % des survivantes ont subi des traumatismes psychologiques et émotionnels, 15 % des viols et 11 % des agressions physiques, incluant enlèvements, tortures et détentions par des groupes armés. De nombreux réfugiés arrivent après 72 heures, rendant les soins médicaux d’urgence inefficaces pour prévenir infections, grossesses ou complications.

En RDC, environ 60 % des incidents rapportés impliquent des violences sexuelles, avec près de 89 % de victimes femmes et filles, dont plus de la moitié sont des enfants. Les besoins restent largement non couverts, seulement 9 % ayant reçu une assistance adéquate en septembre 2025.

Malgré des financements réduits et des lacunes visibles, l’UNHCR et ses partenaires fournissent des espaces sécurisés, des soins psychosociaux, des conseils juridiques et des programmes de prévention communautaire, ayant touché plus de 101 000 personnes.

Le financement requis pour 2025 pour la prévention des violences et l’assistance aux survivantes en Afrique de l’Ouest et centrale s’élève à 61 millions de dollars, mais seulement 27 % a été mobilisé. L’UNHCR appelle les donateurs et gouvernements à accroître le financement flexible et pluriannuel pour les activités de protection.

Nora Staunton, coordinatrice principale pour la protection à l’UNHCR Afrique de l’Ouest et centrale, souligne que « les survivantes ne peuvent pas attendre », ajoutant que « chaque jour sans action expose davantage de filles et de femmes à la violence. Sans soutien urgent, des milliers resteront sans protection et soins nécessaires. »

SOURCE:APANews

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