Assassinat du citoyen Yao Yao Jules à Bangolo : Le député Ange Gnonka exige justice et la fin des barrages illégau
Dans une déclaration officielle rendue publique le 8 mars 2026, le parlementaire a condamné avec la plus grande fermeté ce qu’il qualifie d’« acte brutal, barbare et inacceptable », commis lors d’un contrôle à un barrage illégal attribué à des individus se réclamant des chasseurs traditionnels communément appelés dozos.
« Nous sommes dans un État de droit. Aucune confrérie, aucune tradition ni organisation informelle ne peut se substituer à l’autorité de l’État ni s’arroger le droit de vie ou de mort sur un citoyen », a-t-il martelé.
Selon le député, cet assassinat s’inscrit dans un contexte préoccupant marqué par la multiplication de barrages illégaux et d’actes d’intimidation dans la région du Guémon. Il affirme que, depuis plusieurs années, des populations vivent dans la peur face à des groupes armés non reconnus par les forces régulières.
Pour l’élu de la Nation, la sécurité des citoyens relève exclusivement des forces républicaines, notamment la police, la gendarmerie et l’armée nationale. « Nul autre groupe ne peut exercer une telle mission », a-t-il insisté.
Face à ce drame, Ange Gnonka a adressé ses sincères condoléances à la famille du défunt ainsi qu’à la communauté baoulé vivant dans la région du Guémon. Il a également exprimé sa solidarité aux populations du canton Zérabaon, du département de Bangolo et à l’ensemble des habitants de la région. « La douleur des familles du Guémon est aussi ma douleur », a déclaré le parlementaire, rappelant que la vie de chaque citoyen ivoirien doit être protégée avec la même rigueur partout sur le territoire national.
Dans sa déclaration, le député a formulé plusieurs requêtes aux autorités ivoiriennes. Il appelle notamment à l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire afin de situer les responsabilités ; l’arrestation et la traduction en justice des auteurs de ce crime ; le démantèlement sans délai des corridors et barrages illégaux dans la région du Guémon ; le renforcement du déploiement des forces de sécurité pour protéger les populations.
Le parlementaire a également annoncé son intention de promouvoir une mission parlementaire sur la situation sécuritaire dans l’ouest du pays. Enfin, l’élu indépendant a rappelé que plusieurs localités de la région ont récemment été touchées par des incidents similaires, citant notamment Guézon et Bagohouo, avant Kahin-Zérabaon. Il a lancé un appel à la préservation de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble entre les différentes communautés vivant dans le Guémon.
« La paix, la justice, la sécurité et la dignité des populations du Guémon ne sont pas négociables. La paix ne peut être durable que si elle repose sur la justice et le respect des lois de la République », a conclu le député, promettant de rester pleinement engagé aux côtés des populations pour que de tels drames ne se reproduisent plus
SOURCE : Fratmat