Tengréla : 70 leaders communautaires formés pour faire barrage aux conflits et à l’extrémisme violent

Le ministère de la Solidarité, de la Cohésion nationale et de la Lutte contre la pauvreté, à travers le Programme national de cohésion sociale (PNCS), et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ont lancé, le 13 août 2026 à Tengréla, une vaste campagne de sensibilisation et de renforcement des capacités de 70 acteurs locaux. L’objectif est de consolider les mécanismes communautaires de prévention des conflits et de lutter contre les facteurs favorisant l’extrémisme violent.
À Tengréla, la paix se construit désormais au plus près des populations. Conscients du rôle déterminant des leaders locaux dans la préservation du vivre-ensemble, les pouvoirs publics et leurs partenaires ont choisi de miser sur le renforcement des capacités des communautés pour prévenir les tensions sociales.

C’est dans cette dynamique que le ministère de la Solidarité, de la Cohésion nationale et de la Lutte contre la pauvreté, à travers le Programme national de cohésion sociale (PNCS), en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a lancé, ce jeudi 13 août 2026, une campagne de sensibilisation et de formation destinée à 70 leaders communautaires.

Les bénéficiaires de cette initiative sont issus des sous-préfectures de Kanakono, Débété, Papara et Tengréla. Ils regroupent des guides religieux, des femmes, des jeunes et d’autres acteurs influents engagés dans la vie communautaire.

Une réponse aux défis sécuritaires et sociaux

Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Prévenir et répondre à l’extrémisme violent dans le corridor atlantique », mis en œuvre avec le soutien financier de la Norvège et du Danemark.

L’initiative répond à plusieurs défis auxquels les communautés sont confrontées. Parmi eux figurent les tensions communautaires, les difficultés de dialogue entre les jeunes et les autorités locales, la propagation des discours de haine, la désinformation ainsi que les conséquences liées à l’orpaillage illégal.

Face à ces différentes menaces, les organisateurs ont choisi d’adopter une approche fondée sur la prévention et la participation active des populations.

Des acteurs locaux transformés en ambassadeurs de la paix

Au cours de cette session, les participants sont formés à plusieurs thématiques essentielles, notamment la prévention et la gestion des conflits, la prévention de l’extrémisme violent et les techniques de communication non violente.

Au-delà du simple transfert de connaissances, cette formation vise à faire des bénéficiaires de véritables relais communautaires capables d’accompagner les populations dans la résolution pacifique des différends.

L’ambition est de créer un réseau d’acteurs aptes à diffuser les bonnes pratiques, à sensibiliser leurs communautés respectives et à favoriser l’émergence d’un dialogue permanent entre les différentes composantes de la société.

Une stratégie de proximité pour une paix durable

Les initiateurs du projet ont également prévu un mécanisme de suivi destiné à accompagner la restitution des connaissances dans les différentes localités concernées.

Cette démarche sera menée en collaboration avec la Direction régionale de la Solidarité et de la Cohésion nationale de la Bagoué, afin de garantir une meilleure appropriation des acquis par les communautés.

En misant sur les ressources locales, le PNUD et ses partenaires entendent renforcer les mécanismes communautaires de prévention des crises et réduire les facteurs de vulnérabilité susceptibles d’alimenter les tensions.

À travers cette approche participative, les autorités et leurs partenaires réaffirment leur volonté de donner aux populations les outils nécessaires pour prévenir les conflits, combattre les discours de haine et bâtir les fondements d’une paix durable dans la région de Tengréla.

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