Semaine nationale de la presse 2026 : Le plaidoyer de Samba Koné

Cheville ouvrière de la Semaine nationale de la presse, le président de l’Autorité nationale de la presse (Anp), Samba Koné, a profité de la tribune qui lui était offerte le 23 mars 2026, à l’ouverture de la 3e édition de la Snp, pour faire un plaidoyer dans sa lutte contre l’infodémie, cette « pandémie » caractérisée par la propagation rapide et large des informations à la fois exactes et inexactes.

« À l’Anp, notre vœu le plus ardent est que la Semaine nationale de la presse s’enracine durablement dans les cursus scolaires de nos jeunes apprenants », a-t-il révélé. Et d’arguer : « Il nous faut accompagner notre jeunesse à acquérir une capacité de jugement critique, à se forger une identité de citoyen éminemment actif dans cette société de l’information ».

Une quarantaine d’établissements ciblés

Les jeunes sont donc la cible première de la Snp. Avant ce démarrage officiel, des activités de sensibilisation et de formation conduites par l’Anp s’étaient déjà déroulées dans une vingtaine d’établissements scolaires. Mais au total, c’est une quarantaine d’établissements secondaires, supérieurs et techniques qui seront visités au cours de cette édition de la Snp, a précisé Samba Koné.

L’an dernier, c’était une trentaine d’écoles qui avaient été sillonnées. Dans le secondaire et l’enseignement technique, a-t-il détaillé, auront lieu des ateliers pratiques sur le thème : « L’esprit critique à l’ère des infox » et au niveau du supérieur, les échanges seront axés sur l’Intelligence artificielle.

« Acteur dans la société de l’information, sous peine d’être frappé d’infobésité, le citoyen se doit de développer un esprit critique. Il doit à même de débusquer systématiquement les pièges de la désinformation ou de la manipulation », a assuré le président de l’Anp.

Aussi, grâce à la contribution de la Coopération allemande (la Giz), cette édition de la Snp fait place à un concept novateur : « Sport pour développer l’esprit critique des jeunes sur les contenus médiatiques ». Au chapitre des activités prévues, des visites d’immersion dans des unités de production de l’information.

Mieux s’informer, un acte de résistance citoyenne

Toutes ces activités convergeront vers un seul et même objectif : apprendre aux jeunes à savoir s’informer. Pour Samba Koné, « mieux s’informer est un acte de résistance citoyenne ». Et l’éducation aux médias n’est pas une option.

« C’est une nécessité et nous sommes tous concernés. Face au flux informationnel qui nous submerge chaque jour, nous devons tous apprendre à cultiver et à développer en nous le doute. Un doute qui ne vise pas à nous abstenir, mais qui doit nous permettre de prendre du recul, de canaliser nos émotions, de mieux comprendre et contextualiser ce que nous recevons d’ici et d’ailleurs comme information », a-t-il expliqué.

Dans cette visée, le journaliste doit être replacé au cœur de l’information.

 

 

SOURCE : Fratmat

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