Semaine nationale de la presse 2026/Dr Alfred Dan Moussa: « Le journaliste demeure le seul qualifié à informer le public »

Dans un univers saturé de contenus où le vrai se confond avec le faux, la responsabilité d’informer et de s’informer s’impose avec acuité.

C’est la conviction du Dr Alfred Dan Moussa, journaliste et ex-directeur général de l’Institut des sciences et techniques de la communication (Istc-Polytechnique), et du Dr Ahmidou Touré, enseignant-chercheur en sciences de l’information et de la communication à l’université Félix Houphouët-Boigny de Cocody.

Ils se sont exprimés à ce sujet lors du panel d’ouverture de la 3ᵉ édition de la Semaine nationale de la presse (Snp), hier, au palais de la culture de Treichville. « Nous sommes dans un chaos informationnel qui ne dit pas son nom », alerte Dr Dan Moussa. Le citoyen, devenu « consommateur et diffuseur », propage selon lui, parfois des rumeurs et des contenus non vérifiés qui circulent « plus vite que la vérité ».

Face à cette dérive, le journaliste reste « le seul habilité à traiter l’information », poursuit-il, car soumis à une méthode rigoureuse. « Ce n’est pas tout ce qu’on collecte qu’on transmet », rappelle Dr Touré. Pour Dr Dan Moussa, « la véritable information, c’est celle qui est vérifiée ».

Il met en garde contre la course au scoop : « Être le premier n’a de sens que si l’information reste majeure ». Chaque publication engage une signature qui « se mérite et se défend ». D’où cette exigence : « Les faits sont sacrés et les commentaires sont libres ».

« Le public doit se former », insiste-t-il, appelant à une culture critique : « Il ne faut pas s’abandonner aux fausses informations ». Pour Dr Touré, « la qualité de l’information est un enjeu démocratique majeur ».

À l’ère de l’Intelligence artificielle (Ia), la vigilance et l’esprit critique s’imposent.

 

 

SOURCE : Fratmat

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