Sciences et innovation au service de la société : Les femmes scientifiques de l’Université Nangui Abrogoua à la recherche de solutions

Le 2ᵉ colloque international des femmes enseignantes-chercheures met en lumière le rôle de la science et de l’innovation dans le développement.
Faire des résultats de la recherche scientifique des leviers concrets de développement pour la Côte d’Ivoire et pour l’Afrique, tel est l’objectif du 2ᵉ colloque international ouvert le mercredi 22 avril 2026, à l’Université Nangui Abrogoua (Una).

Organisé par l’Association des femmes chercheures et enseignantes-chercheures (Afemc-CI), section Una, il s’est tenu sur deux jours autour du thème : « Science et innovation au service de la société : construire un avenir durable », avec la participation de chercheurs venus de Côte d’Ivoire, du Ghana, du Burkina Faso, du Bénin, de Guinée, du Sénégal, de Mauritanie et du Congo.

Selon la présidente du comité d’organisation (Pco), docteure (Mc) Kouakou Kouamé Clémentine, l’humanité fait face à une époque « sans précédent », marquée par le changement climatique, l’insécurité alimentaire et les défis liés à l’eau, à la santé environnementale et à l’urbanisation. Des défis qui exigent des réponses urgentes, fondées sur des données solides et une vision de long terme. Dans ce contexte, elle a souligné que la science et l’innovation deviennent des impératifs de civilisation.

Kouakou Kouamé Clémentine a indiqué que le thème du colloque est « un appel à l’action, une invitation à transformer nos laboratoires en des fabriques de solutions, à faire de nos résultats de recherche des leviers concrets de développement pour la Côte d’Ivoire et pour l’Afrique ». Parlant du colloque, elle a précisé qu’il s’inscrit avec « force » dans la vision stratégique nationale « Côte d’Ivoire 2030 » et dans les Objectifs de développement durable, en particulier l’Odd 9 relatif à l’industrie, à l’innovation et aux infrastructures.

Durant ces deux jours, à en croire la Pco, plus de 200 communications orales et posters sont annoncés. Les organisateurs attendent de ces échanges des collaborations renforcées entre universités, institutions publiques, secteur privé et société civile, ainsi que des recommandations concrètes et des feuilles de route utiles aux décideurs. L’accent est également mis sur les jeunes chercheurs, appelés à repartir mieux outillés et intégrés dans des réseaux scientifiques.

Représentant le président du Cesec, patron du colloque, le secrétaire général Badrah Konaté a salué l’initiative, soulignant que la recherche universitaire constitue une force au service du progrès collectif. Il a mis en avant le rôle des femmes scientifiques, qu’il considère comme des actrices majeures du dialogue national et du développement.

Pour sa part, la représentante du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, la professeure Koffi Gnagne Yolande, a relevé que cette rencontre contribue à valoriser la recherche et à promouvoir le rôle des femmes dans la production du savoir. Elle a insisté sur l’importance de leur leadership pour une science inclusive et adaptée aux réalités sociales, appelant à lever les obstacles à leur pleine participation.

L’ouverture du colloque a été marquée par une conférence inaugurale de la lauréate du Super prix Ascad 2022, docteure Johnson Félicia, qui a recommandé la traduction des résultats scientifiques en langues locales afin de les rendre accessibles aux acteurs des filières agricoles et de favoriser leur appropriation.

 

 

SOURCE : Fratmat

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