Salon africain de l’orientation : Les futurs bacheliers appelés à s’informer du 16 au 18 avril

Informer, orienter et réduire le départ précoce des bacheliers vers l’étranger, tel est l’enjeu du 3e salon.
Faire connaître aux futurs bacheliers les offres de formation proposées par les grandes écoles et universités privées et publiques ivoiriennes ainsi que celles d’autres pays africains. Tel est l’objectif de la 3e édition du Salon africain de l’orientation et de la formation (Safor).

Ce salon, ouvert aux élèves des classes de Terminale et de Première, se tiendra du 16 au 18 avril 2026, à la patinoire du Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire à Cocody. Il aura pour thème : « Tertiaire, Ntic, général, scientifique, technique… quel choix de formation après le Bac ? » L’information a été donnée à la presse, le 23 mars 2026, à Cocody, lors de la conférence de lancement.

Selon le commissaire général, Stéphane Bedi Datcha, le nombre d’étudiants ivoiriens inscrits dans l’enseignement supérieur en France s’élevait à environ 12 000 en 2025, soit une progression de plus de 32 % en cinq ans. Outre la France, des destinations comme le Canada, les États-Unis et certains pays européens attirent également de nombreux bacheliers.

Face à cette tendance, le Safor vise, a-t-il dit, à orienter davantage les élèves vers les établissements locaux. Cela passe, selon lui, par la déconstruction du complexe existant entre les étudiants formés à l’étranger et ceux ayant suivi un parcours académique local. « Notre but n’est pas d’empêcher les étudiants de partir à l’étranger, mais de corriger les raisons pour lesquelles ils le font. L’idéal est qu’ils y aillent pour se spécialiser », a-t-il affirmé.

Il a également souligné que de nombreux élèves partent très jeunes, à 17 ou 18 ans, sans préparation suffisante. « Lorsqu’un enfant arrive à l’étranger, il doit s’adapter à la langue, au climat et à l’environnement. Cela peut prendre plusieurs mois voire entraîner une perte d’une année et des échecs. À l’inverse, avec un niveau Bac+2 ou Bac+3, l’étudiant est plus mature et mieux préparé », a-t-il expliqué.

Parmi les innovations de cette édition, il a relevé que des entreprises viendront présenter leurs métiers aux élèves. Des professionnels partageront à la fois leurs parcours académiques et leurs expériences professionnelles. « C’est important qu’un élève sache à quoi mène sa formation. Beaucoup de jeunes obtiennent des diplômes sans connaître réellement les débouchés », a-t-il indiqué.

Cette initiative vise également à créer un lien entre les écoles et les entreprises, afin d’adapter les formations aux réalités du marché de l’emploi. Certaines entreprises peu connues du grand public seront ainsi présentes, à l’en croire, pour faire découvrir leurs secteurs d’activité.

Des représentants d’école venus notamment du Ghana sont également attendus. Au total, une quarantaine d’exposants participeront à cette édition.

Le commissaire général a rappelé que la première édition avait enregistré environ 2 700 visiteurs contre 3 503 l’année dernière. Cette année, l’objectif est d’atteindre 3 800 ou 4 000 participants. Les parents d’élèves sont également invités à prendre part à cet événement.

 

 

SOURCE : Fratmat

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