Le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) a décidé de frapper fort. À la suite des élections législatives du 27 décembre 2025, le parti au pouvoir a prononcé des sanctions disciplinaires contre 177 militants et cadres ayant tenté de se présenter en dehors des investitures officielles.
Dans une décision rendue publique le mardi 31 mars 2026, et signée par le président du directoire, Gilbert Koné Kafana, le Rhdp rappelle que la discipline de parti « n’est pas négociable ». Ces sanctions, qui prennent effet dès la signature, s’étendent jusqu’au 31 décembre 2028 et comprennent notamment le blâme, la déchéance de toute fonction au sein du parti, l’exclusion des élections internes pour trois ans et l’interdiction de représenter le parti aux élections nationales pendant la même période. Parmi les sanctionnés figurent des responsables clés.
À Bondoukou, le secrétaire départemental Ouattara Siaka, couvrant les localités de Laoudiba, Sapli-Sépingo, Taoudi et Yézimala, fait partie des visés. Le maire de Bondoukou, Ouattara Anzoumana, et Bamba Salia, membre du bureau départemental, sont également concernés.
D’autres militants de base, provenant de Pinda-Boroko et Gouméré, tels que Yeboua Adaman Diabagaté, Coulibaly Manga Ismaël et Ouattara Abou, figurent sur la liste. Les localités de Sorobango et Koun-Fao ne sont pas épargnées avec Kouamé Yao Kouamé et Seyan Kamaté Yssouf mentionnés parmi les sanctionnés.
Pour le parti, ces mesures disciplinaires constituent un avertissement fort à tous ses membres : s’écarter de la ligne officielle expose à des sanctions sévères. La direction du Rhdp entend ainsi garantir la cohésion et la fidélité du parti en vue des prochaines échéances électorales, tout en envoyant un signal clair sur l’importance de l’unité dans la conquête et la consolidation du pouvoir politique.
SOURCE : Fratmat