Le Comité de pilotage (Copil) du projet Transition bas carbone (Tbc) a organisé, le mercredi 18 mars 2026, dans les locaux d’Expertise France, à Abidjan-Angré, sa 5e réunion et la toute première de l’année 2026.
Ce projet, financé par l’Union européenne (Ue) et conjointement mis en œuvre par Expertise France et le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, a réuni 32 participants issus des ministères sectoriels, de la délégation de l’Ue, de la société civile, du secteur privé et des institutions nationales.
Cette 5e réunion visait à présenter l’état de la mise en œuvre des recommandations de la 4e réunion, à faire le bilan des activités réalisées au cours de l’année 2025 et à renforcer la connaissance des enjeux climatiques auprès des acteurs non étatiques. Les participants ont également échangé sur les orientations stratégiques pour la planification 2026.
Le conseiller technique au ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr Alex Mayeul Lagaud, secrétaire exécutif de la Commission nationale de lutte contre le changement climatique (Cnlcc), a souligné que cette réunion constituait une étape clé dans la consolidation des acquis du projet, dont l’échéance est prévue pour le 31 décembre 2026.
« Notre rôle en tant que membres du Comité de pilotage est essentiel. J’en appelle à notre engagement au cours de cette séance de travail afin d’orienter, de conseiller et de prendre des décisions susceptibles de garantir l’atteinte des objectifs fixés, en cohérence avec les priorités nationales de développement ainsi que les exigences de nos partenaires », a-t-il exhorté, remerciant l’Ue et Expertise France pour leur accompagnement constant, ainsi que toutes les équipes techniques pour leur engagement.
Au nom de la délégation de l’Ue, Jean Douzo a salué l’excellent travail technique accompli, soulignant que ce projet a su faire du changement climatique un pilier central des stratégies de développement national et local. « La ferveur et le dynamisme que nous observons aujourd’hui à travers les différents secteurs d’activité du pays témoignent de la pertinence de notre action commune. Nous pouvons collectivement en être fiers », s’est-il réjoui, précisant que le succès final ne se mesurera pas au chemin parcouru, mais à la capacité de transformer cet élan en héritage durable.
À l’en croire, l’enjeu de cette réunion repose sur deux piliers indissociables, à savoir la consolidation et la pérennité. « L’Union européenne demeure un partenaire attentif. C’est pourquoi nous attendons de cette réunion du Copil des décisions concrètes sur le calendrier de clôture, ainsi que sur un plan de sortie structuré. Ce dernier doit intégrer, d’une part, une stratégie claire d’appropriation des résultats par le gouvernement ivoirien et, d’autre part, un engagement ferme à pérenniser la dynamique actuelle », a insisté le représentant de l’Ue.
Selon lui, l’Union européenne continuera d’accompagner la Côte d’Ivoire dans la mise en œuvre de son ambitieuse stratégie bas carbone. « Je souhaite que nos travaux de ce jour nous apportent la visibilité nécessaire pour aborder cette phase finale avec sérénité et efficacité, afin de bâtir un avenir durable et prometteur », a-t-il ajouté.
Le directeur pays d’Expertise France, Alexandre Foulon, a relevé que l’Ue finance ce projet depuis 2023 et que l’année 2025 a été riche en activités sur l’ensemble de ses composantes, telles que la gouvernance climatique, l’appui au système national de transparence climatique, les études prévues dans le cadre de la facilité bas carbone auprès des ministères sectoriels, ainsi que des projets conduits en lien avec la société civile. Il a également annoncé qu’un bilan du projet sera effectué au second semestre 2026, à l’occasion du prochain Copil.
À noter que, dans le cadre de l’Accord de Paris, la Côte d’Ivoire a révisé en 2025 ses contributions déterminées au niveau national (Cdn), avec pour objectif de réduire de 33,07 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2035.
Cet engagement se traduit notamment par l’augmentation de la part des énergies renouvelables à 46,3 % du mix électrique, la réduction de 70 % des hydrofluorocarbures (Hfc), la restauration de 1,5 million d’hectares de forêt, ainsi que le développement de 2,5 millions d’hectares d’agroforêts durables.
SOURCE : Fratmat