Le ministre d’Etat nigérian aux Ressources pétrolières, le sénateur Heineken Lokpobiri, a déclaré que le Nigéria avait réalisé une avancée majeure en matière d’investissements en 2025
avec la signature de 28 nouveaux plans de développement de gisements, d’une valeur de 18,2 milliards de dollars, représentant un potentiel de production estimé à 1,4 milliard de barils de pétrole.
S’exprimant mardi à Abuja lors de la cérémonie d’ouverture du 9ème
Sommet international de l’énergie du Nigeria 2026, le ministre Sénateur Heineken Lokpobiri a indiqué que le Nigeria s’était imposé comme la première destination africaine pour les investissements pétroliers et gaziers, quatre des sept principales décisions finales d’investissement annoncées sur le continent entre 2024 et 2025 ayant été prises au Nigéria.
Selon le ministre, cette évolution n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat de réformes délibérées, d’une plus grande clarté des politiques et d’une gouvernance renforcée, qui ont contribué à restaurer la confiance des investisseurs dans le secteur pétrolier et gazier nigérian. Il a ajouté que ce nouvel afflux de capitaux marquait
le retour du Nigéria sur la carte mondiale des investissements
énergétiques après des années de projets au point mort et de baisse de
la production, soulignant que les récentes réformes fiscales,
réglementaires et opérationnelles commençaient à porter leurs fruits.
« Je souhaite d’abord parler du Nigéria : nos succès, notre nouvelle capacité d’investissement, les réformes que nous avons mises en œuvre, puis replacer cela dans le contexte africain, car nos destins sont liés (…)
(…)Rien qu’en 2025, 28 nouveaux plans de développement de gisements,
d’une valeur de 18,2 milliards de dollars, ont été signés, représentant un potentiel de 1,4 milliard de barils de pétrole. Entre 2024 et 2025, sur les sept principales décisions finales d’investissement (FID) annoncées en Afrique, quatre concernaient le
Nigéria. Ce n’est pas le fruit du hasard ; c’est le résultat d’un travail constant, d’une politique claire et d’une meilleure
gouvernance (…) Ce sont des faits, et non de la rhétorique, qui démontrent que le Nigéria attire à nouveau les investissements importants », a-t-il déclaré.
« Notre climat d’investissement au Nigéria favorise la libre circulation des
capitaux », a ajouté Lokpobiri. Il a rappelé qu’à l’arrivée au pouvoir de l’administration actuelle, le secteur amont nigérian était en grande difficulté, marqué par une baisse de la production, l’apathie des investisseurs et l’absence de nouveaux projets
d’envergure.
« Il est indéniable que le Nigéria possède d’immenses ressources en
hydrocarbures et une géographie combinant eaux profondes, eaux peu
profondes et zones terrestres. Mais la richesse en ressources ne suffit pas. Ce qui distingue aujourd’hui le Nigéria, c’est la transformation juridique, réglementaire, financière et structurelle
que nous mettons en œuvre. Car être prêt à investir, c’est bien plus que disposer de réserves ; c’est aussi bénéficier de clarté, de prévisibilité, d’efficacité, d’incitations et d’une cohérence (…) A l’arrivée de ce gouvernement, ce secteur était en difficulté, la production et les capitaux étaient en chute libre, et les
investissements étaient au point mort. Pendant plus d’une décennie,
aucune décision d’investissement finale majeure n’a été prise concernant de nouveaux projets. Les investisseurs étaient prudents et la confiance faisait défaut. Telle était notre réalité », a-t-il expliqué devant un auditoire de renom, parmi lequel figurait le président gambien, Adama Barrow.
Il a attribué l’inversion de cette
tendance à la pleine mise en œuvre de la loi sur l’industrie pétrolière, qui, selon lui, a instauré un cadre fiscal stable, des procédures d’autorisation plus claires, une réglementation renforcée et des conditions contractuelles prévisibles.
Le ministre a ajouté que les pressions sur les coûts dans le secteur amont ont également été prises en compte grâce au décret de 2025 relatif aux incitations à l’efficacité des coûts dans les opérations pétrolières en amont, qui accorde des crédits d’impôt et réduit les coûts d’exploitation unitaires pour les producteurs.
M. Lokpobiri a déclaré que le lancement du projet « Un million de barils » en octobre 2024 avait produit des résultats tangibles en moins d’un an, portant la production de pétrole brut entre 1,7 et 1,83 million de barils par jour, soit une augmentation d’environ 20% par rapport aux niveaux de production précédents.
« Nous avons lancé le ´´Projet un million de barils’´, en octobre 2024. En moins d’un an, la production a atteint entre 1,7 et 1,83 million de barils par jour, soit une augmentation d’environ 300 000 barils pour le seul mois de
juillet 2025. Le nombre de plateformes de forage en activité est passé de seulement 14 en 2023 à plus de 60 aujourd’hui. Ce sont des signes que les réformes portent leurs fruits, que les actifs inexploités sont mis en service et que les actifs existants sont optimisés », a-t-il déclaré.
Lokpobiri a également souligné la finalisation réussie des cessions d’actifs, longtemps retardées, par les compagnies pétrolières internationales, qui ont transféré des actifs terrestres et en eaux peu profondes à des entreprises nigérianes.
Il a noté que ces cessions avaient ajouté environ 200 000 barils par jour à la production nationale et avaient été conclues en un temps record sous la direction du président Bola Tinubu.
SOURCE:APANews