Namibie : le partenariat, moteur de la stratégie de production de pétrole d’ici 2029

Alors que la Namibie se prépare à devenir un producteur de pétrole, les collaborations entre compagnies internationales, indépendantes et nationales s’imposent comme un moteur clé du secteur offshore. Ces partenariats permettent de mutualiser les investissements colossaux, partager les risques et accélérer le développement des gisements, ouvrant la voie à la première production pétrolière attendue d’ici 2029.
Dans le secteur pétrolier amont namibien, les collaborations entre compagnies internationales, indépendantes et nationales s’imposent comme un levier clé pour accélérer le développement des projets offshore. Face à des investissements colossaux, des compétences techniques pointues et de longs délais de mise en production, les opérateurs multiplient les partenariats pour partager les risques et optimiser les ressources, ouvrant la voie à la première production pétrolière du pays attendue d’ici 2029.

L’exploration en eaux profondes repose sur des coentreprises associant super-majors, compagnies indépendantes et entités nationales, chacune apportant des atouts complémentaires. Les compagnies internationales contribuent par leur expertise technique et leur puissance financière, tandis que les entreprises indépendantes pilotent souvent l’exploration préliminaire et l’innovation géologique. Selon la Chambre africaine de l’énergie (AEC), ce modèle permet de réduire les risques, d’accélérer les délais et de favoriser des investissements plus importants, renforçant la position de la Namibie en tant que futur producteur de pétrole.

La découverte de Venus dans le bloc PEL 56 illustre cette dynamique collaborative. Mené par TotalEnergies en partenariat avec QatarEnergy, Namcor et Impact, le projet vise une décision d’investissement finale en 2026, avec une première production prévue entre 2029 et 2030. Un accord de 2025, impliquant l’acquisition par Galp de 10 % du bloc PEL 56, a également permis à TotalEnergies de prendre l’exploitation du bloc PEL 83, site de la découverte de Mopane. Les partenaires prévoient une campagne d’exploration multi-puits à partir de 2026, mutualisant capitaux et expertise sur deux des gisements les plus prometteurs du pays.

Les récentes opérations de fusions-acquisitions témoignent de la confiance des investisseurs. Oregen Energy a renforcé sa participation dans WestOil Limited, Eco Atlantic a cédé une partie de sa participation dans le bloc PEL 98 à Lamda Energy, et Stamper Oil & Gas a acquis BISP Exploration, prenant le contrôle de cinq blocs dans plusieurs bassins. Selon les analystes, ces mouvements confirment l’attrait croissant pour la géologie namibienne et la volonté d’investir avant même les décisions majeures de développement.

La Conférence internationale de l’énergie de Namibie, qui se tiendra à Windhoek en avril 2026, devrait consolider cette dynamique. L’événement sera une plateforme clé pour négocier des prises de participation, sécuriser des financements et harmoniser les stratégies en vue de la « première production pétrolière » du pays.

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