Le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a dévoilé le lundi 9 février 2026, à son cabinet à Abidjan-Plateau, les huit priorités de son département ministériel. C’était à l’occasion de la présentation des vœux du Nouvel An du personnel du ministère et des structures rattachées à leur premier responsable.
Adama Coulibaly n’a pas manqué de donner les raisons de ses choix. Selon lui, l’année 2026 ouvre un nouveau cycle stratégique pour la Côte d’Ivoire. En effet, avec le démarrage du Plan national de développement (Pnd) 2026-2030, le pays entre dans une phase décisive de sa transformation économique et sociale pour devenir la grande Côte d’Ivoire promis par le Chef de l’Etat Alassane Ouattara.
L’année 2026 s’ouvre également dans un contexte exigeant, marqué à la fois par la persistance des crises multiformes aux plans international et régional avec des contraintes économiques imposant des impératifs de résultats. « Dans un tel contexte, notre ministère a la responsabilité centrale de contribuer à donner de la crédibilité aux ambitions de l’État par la qualité de ses choix financiers et économiques. A ce titre, notre action s’articulera autour de huit priorités », a annoncé le ministre Adama Coulibaly.
Il s’agit d’assurer la clôture réussie du programme économique et financier 2023-2026 ; de maintenir un cadre macroéconomique et financier solide ; de mobiliser les ressources intérieures pour le financement des priorités du gouvernement ; d’accélérer la réforme des finances publiques ; de poursuivre l’exécution de la stratégie de réforme du secteur financier ; de poursuivre l’exécution du budget 2026 et d’élaborer l’avant-projet de lois finances dans les délais constitutionnels ; d’exécuter les actions résiduelles issues des recommandations du Gavi en vue de permettre de sortir de la liste grise, et de renforcer le dialogue avec le secteur privé.
Bilan de l’année écoulée
Mais avant, le ministre Adama Coulibaly a fait le bilan de l’exercice 2025. En effet, le premier résultat est la mise en œuvre satisfaisante du programme économique et financier qui couvre la période 2023-2026, avec la réalisation de deux revues concluantes coupées avec l’évaluation de la facilité pour la résilience et la durabilité. Cela a permis à la Côte d’Ivoire de bénéficier du concours financier du Fmi d’un montant 900 milliards de Fcfa.
« Dans cette dynamique de mobilisation des ressources, les marchés financiers ont été sollicités à travers divers instruments. Sur le marché régional, ce sont 3583 milliards de Fcfa, soit 114 % de l’objectif qui ont été mobilisés, traduisant ainsi une contribution importante du secteur financier régional au financement des politiques publiques », s’est félicité Adama Coulibaly.
Sur le marché international, un Eurobond de 1073 milliards de Fcfa a été mobilisé. Mieux, la Côte d’Ivoire a déployé en 2025 des instruments de financements innovants, notamment l’Eurobond en Fcfa pour un montant de 220 milliards de Fcfa et le Samurailbond de 191 milliards de Fcfa après l’opération innovante d’échange de dettes pour le développement réalisé en 2024 avec l’appui de la Banque mondiale.
A en croire le ministre, la dette fournisseur a fait l’objet de règlement continu avec un montant total de 1556,8 milliards de Fcfa payés à fin 2025 au profit de 6721 fournisseurs et prestataires de l’Etat et ses démembrements dans le délai réglementaire de 90 jours.
« En 2025, le budget a été bien exécuté dans un contexte de préparation et d’organisation de deux élections, et le budget 2026 a été élaboré avec une contrainte de déficit de 3 %. Notre ministère a puis atteindre un taux d’exécution de 93 % de sa feuille de route en 2025 », a souligné Adama Coulibaly.
SOURCE : Fratmat