Libye-UE : échanges sur la sécurité méditerranéenne

Les autorités militaires libyennes et l’Union européenne ont examiné à Tripoli les moyens de renforcer la stabilité en Méditerranée, dans le cadre de l’opération européenne de surveillance de l’embargo sur les armes.

Le chef d’état-major libyen, le lieutenant-général Salah al-Din al-Namroush, s’est entretenu à Tripoli avec le commandant de l’opération Irini de l’Union européenne, l’amiral Marco Casapieri, autour du renforcement de la sécurité et de la stabilité en Méditerranée, selon un communiqué de l’état-major libyen.

La réunion s’est tenue à l’occasion de la première visite de l’amiral Casapieri en Tripoli depuis sa prise de commandement de la mission européenne en septembre dernier, succédant à l’amiral Valentino Rinaldi. Cette rencontre s’inscrit dans un contexte régional marqué par la persistance de tensions sécuritaires et par la nécessité de mieux coordonner les efforts de surveillance en Méditerranée centrale.

Selon l’état-major libyen, les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération dans les domaines d’intérêt commun, ainsi que sur le développement du partenariat stratégique entre la Libye et l’Union européenne. Les deux parties ont mis en avant l’importance d’une coordination opérationnelle accrue pour soutenir la stabilité régionale et contribuer au respect des résolutions internationales en vigueur.

L’opération Irini a, pour sa part, fait état d’une intensification des activités de surveillance aérienne et maritime en Méditerranée. La mission a signalé une recrudescence de vols de surveillance, avec plus de 100 vols supplémentaires enregistrés en l’espace d’un mois, qualifiés de suspects et potentiellement liés à des violations de l’embargo sur les armes imposé par les Nations unies à la Libye.

Dans le cadre de son mandat, l’opération européenne poursuit la surveillance de 25 aéroports et pistes d’atterrissage ainsi que de 16 ports, avec la participation de 24 pays. Cette mission vise à appuyer l’application de l’embargo onusien, à collecter des informations sur les flux illicites et à contribuer à la sécurité maritime dans une zone stratégique pour l’Europe et l’Afrique du Nord.

Le mandat de l’opération Irini a été prolongé jusqu’au 31 mars 2027. Parallèlement, le Conseil de sécurité des Nations Unies a renouvelé pour six mois l’autorisation des inspections maritimes au large des côtes libyennes, la Russie et la Chine s’étant abstenues lors du vote, selon des sources diplomatiques.

SOURCE:APANews

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