La case des mots : La confiance en finance ?

La confiance et la méfiance avancent en contresens. La méfiance, c’est l’absence de confiance. La dégénérescence de la confiance ou sa déviance installe la méfiance, la défiance. La confiance crée plutôt l’insouciance, l’inconscience. La méfiance, elle, c’est la défiance, la conscience de subir en permanence une offense ou une malveillance.

La confiance, dans son essence, avance dans la mouvance de la connivence. Elle encense une ambiance de complaisance, d’insouciance, de bienveillance. Elle commence donc par l’expérience d’une connivence. La méfiance fait régner un état d’autodéfense, de défiance, de médisance.

Une ambiance de chiens de faïence nait de la méfiance où sévit la défiance et l’autodéfense en permanence. Méfiance et confiance sont, en conséquence, des séquences en balance en permanence.

La ressemblance entre la confiance et la méfiance est qu’elles s’inscrivent dans la permanence. La confiance, dans ce sens, dérive de la patience. En finance, il y a une prévalence de la méfiance, voire une absence de confiance.

La finance, en effet, repose sur l’exigence d’un capital-confiance. La naissance ou la survenance de cette confiance ou de cette connivence chasse la méfiance.

 

 

SOURCE :Fratmat

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