Casablanca (Maroc), 04 mai 2026 (AIP)- Le ministre marocain de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, a affirmé lundi 4 mai 2026, à l’ouverture de la première édition GITEX Future Health Africa à Casablanca, au Maroc, que son pays ambitionne de devenir un hub santé pour l’Afrique.
« Cet événement a deux ambitions. La première, montrer ce que le Maroc est en train de devenir sous l’impulsion du Roi Mohamed VI, un hub santé émerge structurer, attractif, ancré dans une transformation réelle de notre système de santé. La deuxième, offrir à l’Afrique une plateforme d’action », a expliqué M. Tehraoui.
Selon le ministre, cet événement est né de l’évolution du GITEX Africa Morocco où la santé, initialement intégrée comme composante, a rapidement pris une dimension stratégique, portée par l’engagement des pouvoirs publics, la montée en puissance de l’industrie pharmaceutique et biomédicale, ainsi que le dynamisme des startups et l’intérêt des investisseurs pour l’Afrique.
« Le continent, qui représente 17% de la population mondiale, ne concentre que moins de 3% des dépenses mondiales de santé, estimant que cet écart constitue une opportunité majeure de transformation et d’investissement », a relevé M. Tehraoui.
Il a mis en avant la convergence entre les politiques publiques nationales, les avancées technologiques et l’action de la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé, ayant conduit à la création de cette plateforme continentale.
Le ministre a également présenté les réformes engagées au Maroc, notamment la généralisation de l’Assurance maladie obligatoire (AMO), l’accélération de la construction d’infrastructures hospitalières, l’extension des centres hospitaliers universitaires (CHU) à toutes les régions du Royaume, ainsi que la modernisation des centres de santé de proximité.
L’autorité a, par ailleurs, insisté sur la nécessité d’intégrer les innovations technologiques dans les systèmes de santé africains, évoquant le rôle croissant de la télémédecine, de l’intelligence artificielle et des outils de diagnostic avancés.
Au plan continental, Amine Tehraoui a appelé à une meilleure coordination entre les pays africains pour bâtir une souveraineté sanitaire, notamment à travers la création d’un marché commun du médicament, la mutualisation de la production vaccinale et le renforcement des systèmes de surveillance épidémiologique.
Pour lui, le GITEX Future Health Africa vise ainsi à offrir une plateforme d’action réunissant décideurs publics, industriels, startups et investisseurs autour de projets concrets, afin d’accélérer la transformation des systèmes de santé en Afrique.
Cette première édition se positionne comme un signal fort d’une Afrique qui entend investir, innover et structurer durablement son secteur de la santé. « L’Afrique a tout ce qu’il faut pour construire sa propre souveraineté sanitaire. Ce qu’il nous manque encore, c’est la coordination. Coordonner pour construire ensemble un marché africain du médicament et des dispositifs médicaux parce que nos pays achètent séparément ce qu’ils pourraient négocier et produire ensemble », a-t-il conclu.
Pendant trois jours, des conférences scientifiques, des ateliers spécialisés et un espace d’exposition et d’innovation marqueront l’événement. Les travaux porteront sur l’intelligence artificielle en santé, la télémédecine, les systèmes d’information hospitaliers, l’interopérabilité des données, la cybersécurité et la régulation de l’intelligence artificielle médicale.
Le GITEX Future Health Africa 2026, qui est placé sous le Haut patronage du Roi Mohammed VI, se déroule à la foire des expositions du Maroc, à Casablanca.
(AIP)