Filières agricoles : A Korhogo, le PADFA prépare sa sortie et valorise sept ans d’actions au service des producteurs

À quelques semaines de la fin du Programme d’appui au développement des filières agricoles (PADFA), prévue le 31 mars 2026, la ville de Korhogo a accueilli un atelier régional consacré à la capitalisation des acquis. Producteurs, autorités administratives et partenaires techniques ont dressé le bilan d’un programme qui, depuis 2019, a contribué à moderniser les filières riz, mangue et cultures maraîchères dans plusieurs régions du Nord et du Centre de la Côte d’Ivoire.

Korhogo, point de départ de la capitalisation des acquis

La ville de Korhogo, chef-lieu de la région du Poro, a accueilli le mercredi 4 mars 2026 la première étape d’une série d’ateliers régionaux consacrés à la capitalisation des acquis du PADFA. À quelques semaines de la clôture officielle du programme, prévue le 31 mars 2026, cette rencontre marque le début d’un processus visant à assurer la pérennité des actions engagées depuis 2019.

Placée sous la présidence de Mme Michelle Hortense Amani épouse Lobouet, préfet par intérim de la région du Poro et préfet du département de Dikodougou, la rencontre a réuni de nombreux acteurs du secteur agricole. Producteurs, responsables de coopératives, encadreurs techniques, autorités administratives ainsi que partenaires techniques et financiers ont échangé autour du bilan et des perspectives laissées par ce programme structurant.

Un programme au cœur de la modernisation des filières agricoles

Financé conjointement par le Fonds international de développement agricole (FIDA) et l’État de Côte d’Ivoire, le PADFA a concentré ses interventions sur trois filières stratégiques : le riz, la mangue et les cultures maraîchères. Lors de l’atelier, Clément Kouadio, responsable du suivi-évaluation et de la gestion des savoirs du programme, est revenu sur les principales réalisations enregistrées au cours de ces dernières années.

Parmi les actions majeures figurent la modernisation de l’étuvage du riz, l’aménagement de sites rizicoles et maraîchers ainsi que la création de la marque Terrivoire destinée à valoriser les productions locales. L’objectif de cette rencontre n’était pas seulement de dresser un bilan chiffré, mais aussi de présenter la stratégie de sortie du programme et de s’assurer que les infrastructures et dispositifs mis en place puissent être durablement gérés par les acteurs locaux.

Les autorités saluent l’impact du programme

Dans son intervention, Mme Michelle Hortense Amani épouse Lobouet a salué la contribution du PADFA au développement agricole de la région. Selon elle, ce programme a constitué une réponse adaptée aux besoins des producteurs et un véritable levier de dynamisation de l’économie locale.

Elle a également apprécié l’approche inclusive adoptée par le programme, qui a permis d’associer producteurs, coopératives, institutions publiques et partenaires techniques.

Pour sa part, Messou Edja, coordonnateur du PADFA, a rappelé que depuis 2019, le programme œuvre à l’amélioration de la production et de la productivité du riz, de la mangue et des cultures maraîchères. Les interventions ont également porté sur la modernisation des chaînes de valeur, le renforcement des capacités des organisations professionnelles agricoles ainsi que la promotion de la nutrition et de l’inclusion des femmes et des jeunes.

Des résultats visibles sur le terrain

Au-delà des chiffres, les témoignages des bénéficiaires ont illustré l’impact concret du programme sur le terrain. Silué Dramane, gérant de la coopérative Wowêla des riziculteurs du barrage de Sologo, a souligné les progrès réalisés grâce au PADFA.

Selon lui, les producteurs ont bénéficié de formations, de semences améliorées et de la réhabilitation de 182 hectares sur un potentiel de 220 hectares. Ces améliorations ont permis d’augmenter les rendements, passés de trois à cinq tonnes à l’hectare, tout en facilitant l’accès à l’eau et la réalisation de plusieurs cycles de production par an.

Une tournée de capitalisation dans plusieurs régions

Après cette première étape dans les régions du Poro et du Tchologo, la caravane de capitalisation poursuit sa tournée. Elle s’est rendue le jeudi 5 mars dans la région de la Bagoué, avant de conclure son parcours le 6 mars à Bouaké pour les régions du Gbêkè et du Hambol.

À travers ces rencontres, le PADFA entend partager les résultats obtenus, tirer les enseignements de l’expérience et préparer les bases de futurs programmes destinés à renforcer durablement les filières agricoles en Côte d’Ivoire.

 

 

SOURCE : Fratmat

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