Filière anacarde : Une mini-usine de transformation en phase d’expérimentation à Brobo

Pour avoir bénéficié du soutien financier du Fonsti, le porteur du projet a reçu une mission de terrain.
Dans le cadre du projet intitulé « Mise en place d’une mini-usine de transformation de noix de cajou », le Fonds pour la science, la technologie et l’innovation (Fonsti) a lancé un appel à projets auquel Narcisse Yves Droguy a postulé et dont il a été lauréat. Cela lui a permis, grâce au financement de 20 millions de Fcfa accordé par le Fonsti, de concevoir et de fabriquer localement des équipements de transformation de noix de cajou estampillés « Made in Côte d’Ivoire ». Cette mini-usine est exploitée à Brobo par la Société coopérative Souralet de Gbêkê.

Une équipe du Fonsti, conduite par le Prof. Assouman Bamba, enseignant à l’Université Alassane Ouattara et par ailleurs membre du conseil scientifique dudit fonds, en compagnie de Zéinébou Ouattara, directrice de la gestion des projets de recherche et d’innovation au Fonsti, a effectué une mission de suivi-évaluation afin de s’assurer de l’exécution effective du projet et de vérifier la qualité des données fournies par l’initiateur.

Sous la conduite de Narcisse Yves Droguy, la mission du Fonsti a bénéficié d’une visite guidée, au cours de laquelle elle a reçu des explications détaillées sur le fonctionnement de chaque composante de la mini-usine. Du calibreur à la salle de scooping, en passant par le cuiseur, le séchoir et le décortiqueur, toute la chaîne de transformation a été passée au peigne fin.

Au terme de cette visite de terrain, le Prof. Assouman Bamba a indiqué que la mission est venue, a vu et a touché du doigt le travail réalisé par le porteur du projet. « Après avoir suivi toutes les étapes de la transformation de la noix de cajou en produit semi-fini dans les installations de cette mini-usine, nous marquons notre entière satisfaction », s’est-il réjoui.

Au regard de ce qu’il a vu et constaté, le chef de mission a relevé que la Côte d’Ivoire regorge de talents qu’il convient d’accompagner et de promouvoir afin qu’ils contribuent efficacement au développement de la nation.

 

Voici comment se présente cette mini-usine de semi-transformation créée par un jeune ivoirien. (Ph: Dr)

Pour sa part, Clément Kouassi Konan, président de la Société coopérative Souralet de Gbêkê, par ailleurs directeur de la mini-usine, reconnaît qu’avant de bénéficier de ces installations, le travail était pénible depuis le début de leurs activités en 2019 avec du matériel artisanal. « Grâce au partenariat que nous avons signé, nous avons reçu ce matériel semi-automatique qui nous facilite le travail », a-t-il apprécié.

En ce qui concerne le rendement, a-t-il révélé, la production, qui était de 200 à 300 kilogrammes par jour, a connu un bond spectaculaire pour atteindre 3 tonnes.

Narcisse Yves Droguy a souligné qu’il se trouve dans une phase pilote de son projet et qu’il est satisfait de son évolution. « Nous continuons de nous améliorer, surtout au niveau des décortiqueuses », a-t-il indiqué.

Il a souhaité que le Fonsti puisse l’accompagner dans la vulgarisation de son projet, à travers ses réseaux en Côte d’Ivoire et à l’international, afin d’implanter sa mini-usine dans différentes localités. « L’idée, c’est de permettre à ces coopératives, au lieu de vendre leur production brute, de se doter de cette mini-usine pour se lancer dans la semi-transformation et accroître leurs revenus », a-t-il lancé.

 

 

SOURCE : Fratmat

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