Une équipe du Fonsti, conduite par le Prof. Assouman Bamba, enseignant à l’Université Alassane Ouattara et par ailleurs membre du conseil scientifique dudit fonds, en compagnie de Zéinébou Ouattara, directrice de la gestion des projets de recherche et d’innovation au Fonsti, a effectué une mission de suivi-évaluation afin de s’assurer de l’exécution effective du projet et de vérifier la qualité des données fournies par l’initiateur.
Sous la conduite de Narcisse Yves Droguy, la mission du Fonsti a bénéficié d’une visite guidée, au cours de laquelle elle a reçu des explications détaillées sur le fonctionnement de chaque composante de la mini-usine. Du calibreur à la salle de scooping, en passant par le cuiseur, le séchoir et le décortiqueur, toute la chaîne de transformation a été passée au peigne fin.
Au terme de cette visite de terrain, le Prof. Assouman Bamba a indiqué que la mission est venue, a vu et a touché du doigt le travail réalisé par le porteur du projet. « Après avoir suivi toutes les étapes de la transformation de la noix de cajou en produit semi-fini dans les installations de cette mini-usine, nous marquons notre entière satisfaction », s’est-il réjoui.
Au regard de ce qu’il a vu et constaté, le chef de mission a relevé que la Côte d’Ivoire regorge de talents qu’il convient d’accompagner et de promouvoir afin qu’ils contribuent efficacement au développement de la nation.
Pour sa part, Clément Kouassi Konan, président de la Société coopérative Souralet de Gbêkê, par ailleurs directeur de la mini-usine, reconnaît qu’avant de bénéficier de ces installations, le travail était pénible depuis le début de leurs activités en 2019 avec du matériel artisanal. « Grâce au partenariat que nous avons signé, nous avons reçu ce matériel semi-automatique qui nous facilite le travail », a-t-il apprécié.
En ce qui concerne le rendement, a-t-il révélé, la production, qui était de 200 à 300 kilogrammes par jour, a connu un bond spectaculaire pour atteindre 3 tonnes.
Narcisse Yves Droguy a souligné qu’il se trouve dans une phase pilote de son projet et qu’il est satisfait de son évolution. « Nous continuons de nous améliorer, surtout au niveau des décortiqueuses », a-t-il indiqué.
Il a souhaité que le Fonsti puisse l’accompagner dans la vulgarisation de son projet, à travers ses réseaux en Côte d’Ivoire et à l’international, afin d’implanter sa mini-usine dans différentes localités. « L’idée, c’est de permettre à ces coopératives, au lieu de vendre leur production brute, de se doter de cette mini-usine pour se lancer dans la semi-transformation et accroître leurs revenus », a-t-il lancé.
SOURCE : Fratmat