Abidjan, 18 mars 2026 (AIP) – Les États-Unis s’activent pour relancer les discussions entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, à travers la préparation d’une rencontre tripartite prévue ce mercredi 18 mars 2026 à Washington.
Donald Trump, entouré de Paul Kagame et de Félix Tshisekedi, lors de la signature de l’accord entre la RDC et le Rwanda à Washington, le 4 décembre 2025
Selon des sources diplomatiques, cette initiative vise à rapprocher les positions des deux pays qui restent profondément divergentes sur la situation sécuritaire dans l’Est congolais. Plusieurs réunions préparatoires ont été organisées ces derniers jours dans la capitale américaine afin de baliser le terrain.
Mardi, deux rencontres bilatérales distinctes ont eu lieu. L’une entre des représentants congolais et américains, l’autre entre des responsables rwandais et américains. Ces échanges avaient pour objectif de « tâter le terrain » et de poser les bases d’éventuelles négociations directes.
La démarche américaine intervient dans un contexte particulièrement tendu, marqué notamment par de récentes sanctions prises par Washington contre l’armée rwandaise, ainsi que par la mort d’une humanitaire française lors d’une frappe de drone à Goma.
Une semaine auparavant, le président américain Donald Trump avait exprimé son souhait de voir Kinshasa et Kigali « rapidement se parler », face à la dégradation de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC.
Les discussions s’annoncent toutefois complexes. Kinshasa exige le retrait préalable des troupes rwandaises de son territoire, tandis que Kigali rejette cette condition et accuse la RDC de collaborer avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), considérées comme une menace pour sa sécurité.
Dans ce dossier sensible, Washington a choisi de ne pas associer d’autres acteurs internationaux tels que le Qatar ou l’Union européenne, privilégiant une approche restreinte afin d’accélérer les échanges.
Aucune communication officielle n’est prévue à ce stade, sauf en cas d’avancée significative. Les autorités américaines espèrent néanmoins que cette rencontre permettra d’aboutir à des mesures concrètes susceptibles de relancer le processus de paix dans la région.
(AIP)