Abidjan, 16 mars 2026 (AIP) – Environ 77 % des cas de cancer du sein en Afrique sont diagnostiqués à un stade avancé de la maladie, compromettant les chances de guérison et alourdissant les coûts de prise en charge, révèle une étude menée par l’Institut WifOR et présentée par le groupe pharmaceutique Roche.
Une femme réalise l’autopalpation du sein (Photo d’archive)
Selon les résultats de cette recherche portant sur sept pays africains, la Côte d’Ivoire, l’Algérie, le Kenya, le Maroc, le Nigeria, l’Afrique du Sud et la Tunisie, cette situation s’explique notamment par l’insuffisance des programmes de dépistage, l’accès limité aux traitements spécialisés et un manque d’information sur la maladie.
L’étude indique également que le cancer du sein de type HER2-positif, considéré comme une forme agressive de la maladie, représente près de 20 % des cas recensés sur le continent.
Le diagnostic tardif constitue un facteur aggravant majeur, car il réduit les chances de traitement efficace et entraîne souvent une incapacité prolongée à travailler ou un décès prématuré des patientes, souligne le document.
Face à cette situation, les experts appellent les gouvernements africains à renforcer les politiques de prévention, notamment à travers la sensibilisation des populations, le développement de programmes de dépistage précoce et l’amélioration de l’accès aux soins oncologiques.
« L’investissement dans la santé des femmes ne doit pas être perçu comme une dépense sociale, mais comme un moteur de développement économique », a affirmé le directeur régional Afrique de Roche, Maturin Tchoumi.
Les spécialistes recommandent ainsi d’intégrer la lutte contre le cancer dans les priorités des politiques sanitaires afin de réduire la mortalité liée à cette maladie et d’améliorer la qualité de vie des patientes.
Source: (AIP)