Abidjan, 08 juil 2026 (AIP)- Trois femmes, âgées de 30 à 72 ans, ont été déférées mardi 7 juillet 2026 par le Procureur de la République près le Tribunal de première Instance de Bongouanou, pour des présumés pratique de mutilations génitales sur des fillettes, dans la ville.
Selon un communiqué du Procureur transmis à l’AIP, dans la nuit du 1er juillet 2026, il a été informé, par le commissaire de Police de la ville, de ce qu’une personne anonyme venait de porter à sa connaissance qu’un mouvement inhabituel de femmes d’un certain âge, accompagnées de fillettes, était observé aux abords du domicile d’une dame, sis au quartier Kangandi de la commune de Bongouanou, où elles entraient et en ressortaient.
Sur instruction du Procureur de la République, le Commissaire de Police a dépêché un équipage sur les lieux, où les agents ont découvert cinq fillettes âgées de cinq à huit ans, qui venaient d’être excisées. L’équipe a conduit les fillettes à l’hôpital pour une prise en charge médicale adéquate.
En outre, les agents ont interpellé trois dames âgées de 60, 72 et 31 ans dont une est la mère d’une fillette de cinq ans qui a subi des mutations génitales, et par ailleurs nourrice de jumeaux.
Une enquête a été immédiatement ouverte, et es personnes interpellées placées en garde à vue.
A l’issue des investigations, les susnommées ont été déférées, au Parquet pour répondre de leurs actes devant le Tribunal correctionnel des flagrants délits de Bongouanou.
Les faits qui leurs sont reprochés, d’une particulière gravité, sont constitutifs du délit de mutilation génitale, prévu et puni par les articles 394, 395, 396 et 397 du Code Pénal.
C’est le lieu pour le Procureur de la République d’exhorter les populations qui continuent encore à s’y adonner à abandonner l’excision, pratique rétrograde, interdite par les lois de la République et qui expose ses adeptes à des poursuites judiciaires ainsi qu’à de lourdes sanctions pénales.
(AIP)