Aboisso, 16 sept 2026 (AIP) – Les sous-préfets du département d’Aboisso ont été chargés d’intensifier la sensibilisation des populations contre l’orpaillage illicite, particulièrement dans les villages et zones fortement touchés par cette activité, à l’issue d’une réunion du Conseil départemental de sécurité (CDS) élargi, tenue mardi 15 septembre 2026 à la mairie.
Le préfet de région du Sud-Comoé, préfet du département d’Aboisso, Ibrahima Cissé, a restitué les conclusions d’une rencontre tenue à Yamoussoukro, au cours de laquelle les préfets se sont engagés à renforcer la lutte contre l’orpaillage illicite dans leurs circonscriptions respectives.
« Il est demandé à mesdames et messieurs les sous-préfets de sillonner les villages, surtout les zones les plus impactées, pour dire que la récréation est bel et bien terminée, c’est désormais tolérance zéro. Que tous ceux qui avaient des doutes sur la capacité de l’Etat à agir se détrompent. Il n’est pas trop tard pour se ressaisir », a déclaré M. Cissé.
Il a annoncé l’intensification des opérations et instruit les sous-préfets de procéder, en parallèle à la sensibilisation, au recensement des sites d’orpaillage illégaux et des sites autorisés.
Cette action s’inscrit dans le plan régional de lutte contre l’orpaillage illégal du Sud-Comoé, qui prévoit notamment l’établissement d’une cartographie des sites légaux et illégaux, la réactivation des Cellules civilo-militaires (CCM) et l’extension du dispositif d’alerte et de surveillance.
Le plan prévoit également le renforcement de la coordination des opérations à travers le CDS élargi, le déploiement de missions sécuritaires sur les sites signalés et la tenue de réunions hebdomadaires pour faire le point sur la situation et arrêter les directives opérationnelles.
La dépollution, la décontamination et la réhabilitation des sites déguerpis figurent aussi parmi les actions retenues. Des missions des services des ministères en charge de l’Environnement et des Mines devront évaluer le niveau de pollution et de contamination des eaux et des sites concernés, avant l’identification des mesures de réhabilitation et l’estimation de leurs coûts.
Le directeur général de la Société pour le développement minier de la Côte d’Ivoire (SODEMI), Koné Moussa, deuxième vice-président du Conseil régional du Sud-Comoé, et le président du Conseil régional, Dr Aka Aouélé, ont réaffirmé leur engagement à soutenir les actions de lutte contre l’orpaillage illicite dans la région.
Le dispositif mobilise les préfets, sous-préfets, services des Mines, forces de défense et de sécurité, Groupe spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GS-LOI), collectivités territoriales, chefs traditionnels et leaders d’opinion.
(AIP)